Une oeuvre à découvrir à la Galerie

André Dunoyer De Segonzac
(Boussy-Saint-Antoine, 1884 - Paris, 1974)
Nu endormi
Dessin à l'encre de chine sur papier
signé en bas à gauche
35 x 46 cm

André Dunoyer De Segonzac
(Boussy-Saint-Antoine, 1884 - Paris, 1974)
Nu endormi
Dessin à l'encre de chine sur papier
signé en bas à gauche
35 x 46 cm
Il est difficile de définir sa propre peinture, mais si je devais la résumer en quelques mots, je parlerais de mon attachement au réel. La contemplation de la nature est l'unique moyen dont je dispose pour pouvoir donner forme à mes rêves. La réalité n'a pas de limite pour l'imaginaire, à la différence du concept qui la chosifie. Je cherche à exprimer dans mes œuvres une étrangeté familière, un ailleurs proche, l'insondable à portée de vue.
Quels sont les peintres ou les œuvres qui vous ont marqués, ou continuent de vous inspirer?
Cézanne, Bonnard, Morandi, Giacometti. Plus près de nous, Music, Tal-Coat, Edouard Pignon, Leroy, et plus récemment Sima. Je pourrais citer également Rembrandt, Vélasquez, Poussin, Chardin, Watteau. Depuis que je suis "tombé" dedans, je n'ai pas cessé de regarder la peinture. Découvrir un univers est une des choses des plus merveilleuses qui soit. Il faut se nourrir constamment. Ma peinture n'est faite que de ça.
Parlez-nous de votre attachement à la représentation du paysage?
Le paysage est le reflet perçu et cadré par l'homme de la nature. Il est donc un espace. Pour moi, il est l'espace par excellence de la peinture car il permet aux sens d'y insuffler ma vision. Il incarne l'ordre et la rêverie, c'est à dire l'expression de la liberté axée sur la mémoire. Toute peinture est paysage.
Paysage du Gard, 2003, pastel sec, 50 X 65 cm
Quelle serait selon vous, la filiation que l'on pourrait faire entre votre peinture et la tradition Parisienne des Montparnos ?
Je ne sais si l'on peut parler de filiation directe. Je crois plutôt à la transmission d'un idéal. Celui de croire que l'art devait être l'essentiel et de s'y tenir. C'est, je pense, ce qui animait fondamentalement les figures du Montparnasse d'avant-guerre.
Qu'est-ce que la figuration aujourd'hui ?
Figurer serait déjà se positionner en considérant le réel comme source essentielle pour tout acte créatif. Figurer pourrait naître d'une contrainte physique inhérente à toute confrontation avec la réalité. Figurer signifierait faire pleinement confiance à tous ses sens pour aborder cette réalité. Figurer c'est ne rien retrancher du flot d'impressions reçues sous prétexte d'efficacité conceptuelle. Figurer c'est accorder à l'homme le soin de croire que l'histoire continue. Figurer c'est le contraire d'illustrer.
Au peintre des paysages, cette dernière question. Quel est votre compositeur préféré, et peignez-vous en écoutant de la musique ?
Bach, Ravel, Dutilleux. Pardon d'en citer 3, mais j'y tiens.
Oui, il m'arrive de peindre en écoutant de la musique. La rêverie est d'autant plus prometteuse.

Jardin du Luxembourg, 2006,
encre de Chine, 20,7 X 27,8 cm
« Le vase donne une forme au vide,
et la musique au silence. »
Georges Braque

Quel beau début d’année 2010 que cette exposition consacrée à André Queffurus. Tout a contribué au succès de l’évènement. Le beau soleil de ce jeudi 18 mars, jour du vernissage qui a vu la rue Stanislas envahie de visiteurs. Le choix des tableaux et la simplicité belle et forte de l’accrochage, la venue des connaisseurs et des collectionneurs, l’engouement des critiques…
L’exposition prévue pour deux semaines aura finalement durée presqu’un mois tant La Galerie a reçu d’appels de gens désireux de la voir. André Queffurus ou 50 ans de l’œuvre d’un peintre, pilier du Montparnasse. Une figure et un nom, et une exposition comme hommage.

En dehors des évènements temporaires, La Galerie Les Montparnos aura toujours à ses murs des œuvres de ce peintre si puissant et unique, comme un lien avec les œuvres des artistes de la Rotonde (années 20) présentes en permanence à la Galerie.


A l'occasion de sa première exposition personnelle,
la Galerie Les Montparnos a le grand plaisir de vous convier
au vernissage du peintre
André Queffurus
le jeudi 18 mars à partir de 18h00







Benjamin BOZONNET


TOSCANE. Huile sur toile, 16X22.

ANNONCIATION. Huile sur toile, 40X40.


Émile Bernard

Les encres érotiques de Robert Clévier
à La Galerie Les Montparnos

Robert Clévier
Études : Beaux-Arts (Paris, Amsterdam) en prenant le nécessaire en laissant le gros reste. Expositions en institutions (musée d’art contemporain de Montréal ; médiathèques et artothèques des villes de Rennes, Mulhouse, etc.), en galeries (Liliane François et Namy-Caulier, Paris. Ovadia, Nancy. Le Cercle Bleu, Metz ...), et en salons (Saga, Paris. Art Multiple, Allemagne..). Rétrospectives publiques (“Les Grandes heures de Saint-Emilion”, 2003, ...). Travaux à quatre mains et publication de livres d’artistes avec des écrivains (Julien Green, Dionysos”. Guillevic, “Dits de la jeune fille et de l’homme.”Jean Guitton. Werner Lambersy)

« Les maîtres de l'abstraction ont trouvé une dimension vraiment nouvelle, qui n'existait pas avant eux. De ce point de vue, je les vénère comme je vénère Clévier, qui n'est pas abstrait. Il s'agit là de précurseurs comme il y en a peu dans l'histoire de la peinture »
Jean GUITTON, de l'Académie Française.
In « Au fil des jours », 1997
INVITATION
Jeudi 10 décembre 2009
de 18 H 00 à 20 H 30.
Galerie Les Montparnos


Avec l’exceptionnelle et amicale présence du violoniste Ivan Krastev. Il interprétera des œuvres de Bach et une création contemporaine de Rémi Gousseau, (Chef de Chœur Saint-Louis de Gonzague), en présence du compositeur.
à 18 h 30 – 19 h 00 – 19 h 30
http:// galerielesmontparnos.over-blog.com
Ouvert tous les jours de 10 à 12h30 - de 14h30 à 19h.
Ouvert le dimanche après-midi sur rendez-vous.

infos presse en pdf sur demande par courriel à mathyeulebal@hotmail.fr

Manuel Ortiz de Zárate (9 octobre 1887 - 28 octobre 1946)

Peintre Chilien
Né Manuel Revuelta Ortiz de Zárate à Côme en Italie, il est le fils du compositeur chilien Eleodoro Ortiz de Zárate, et frère cadet du peintre Julio Ortiz de Zárate. À l'âge de quatre ans, sa famille retourne s'installer au Chili. A l'âge de six ans il perd sa mère. Il y reçoit des leçons de peinture auprès de Pedro Lira (1845-1912) avant de s'inscrire aux Beaux-Arts de Santiago du Chili.
En 1902, à l'âge de quinze ans, il quitte le Chili pour l'Italie. Il étudie la peinture à Rome, recopiant les anciens maitres dans les musées. Soutenu par un évêque espagnol qui le trouve peignant dans un musée, il survit en reproduisant des peintures à motif religieux, principalement de Guido Reni, qu'il vend à des églises ou à des prêtres. Il se rend plusieurs fois à Paris.
En 1904, il rencontre Amedeo Modigliani à Venise, à qui il parle de Cézanne et décrit la vie d'artiste à Paris. Il s'éprend d'Édwige Piechowska, qui vient d'achever ses études à l'académie des Beaux-Arts de Varsovie et qui les prolonge à Florence. Attiré par l'activité artistique régnant en France, ils déménagent en 1906 à Paris, où ils vont occuper successivement plusieurs ateliers dans le Quartier du Montparnasse, notamment à la Ruche.
Là, il intègre le milieu des artistes retrouvant Modigliani et d'autres futurs grands de l'art mondial. Manuel Ortiz de Zárate devient une figure du Quartier du Montparnasse, Apollinaire parle de lui comme de « l'unique Patagon de Paris ». Il peint dans le style cubiste, et est alors sous contrat avec le marchand Léonce Rosenberg.
En 1914, Manuel Ortiz de Zárate et Modigliani tentent de s'engager dans l'armée, mais ils sont refusés pour des raisons de santé. Sa famille s'agrandissant, il déménage au 8 Rue de la Grande-Chaumière.
Durant la seconde guerre mondiale il reste en France, malgré l'occupation allemande. Après la guerre, il va aux Etats-Unis, où il meurt en 1946 à Los Angeles.