La galerie est dans le magazine AZART (nov-déc)

À découvrir également : Magazine Artension (sept-oct)

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Les Rescapés...
Au royaume des Iguanes Roses.
''2009, Archipel des Galápagos :
SUR LE VOLCAN WOLF (1707M) SITUÉ AU SUD DE L'ÎLE ISABELLA, DES SCIENTIFIQUES ITALIENS ONT DÉCOUVERT UNE TOUTE NOUVELLE ESPÈCE, UN IGUANE ROSE. L'ÉTRANGE ANIMAL SEMBLE REMETTRE EN CAUSE BIEN DES CERTITUDES...
Darwin ne l'avait pas vu.''
"C'était un sûr bateau,
des plus anciens et des plus illustres. Une caravelle, solide, charpentée des bois les plus précieux et par le savoir-faire séculier des artisans de la mer. Une aube née, le trois-mâts prit l'océan et franchit les horizons pour accomplir son destin.
« ...Que puisse forcer le mufle aux océans poussifs.»
Arthur Rimbaud
Or un soir de crépuscule hanté de houles pourpres, la tempête éclata. Un coup de tabac digne des Horns ou des Mozambes. Les grandes murailles d'eau se dressèrent face au navire. Le vaisseau avait tant de fois résisté aux océans gros et aux vachardes bleues... Comment sauver tout l'équipage, préserver la mâture ?

Mais ... - Le jouet de la fortune – terrassé par les trop a sombré. S'est enfoncé lentement dans les abymes entraînant avec lui toute une partie de notre histoire. Certains n'ont pas résisté non plus à la violence du choc.
Seule une poignée de marins sont parvenus à s'accrocher à des éléments brisés de la nerveuse ossature. Ici, le vieux monde n'est plus. Peu à peu les gémissements de la tempête ont pris fin.

Les rares membres de l'équipage qui ont survécu se sont réveillé K.O et amnésiques, sur les bords d'une abrupte côte. Ils ouvrirent les yeux, lentement, sur un paysage. Là fut un autre choc.
Une nature neuve, à vif, Sur-vivante, Naturescente.
Déconcertés, béats au regard de ce monde nouveau, nos arrivants contemplèrent une richesse de couleurs et de formes qu'ils n'auraient pu imaginer. Comment le monde et la nature se réinventent-ils ainsi sans-cesse ?
Ils entreprirent la découverte de ce territoire, s'aventurant d'émoi en stupéfaction, avec la soif de tout découvrir de ce nouveau chez soi. En marchant sur la cime de ce qui semblait être un volcan, ils ont déniché l'étrange animal, sorte de lézard au sourire des confiances. Placide, heureux d'être là visiblement, lui aussi, curieux locataire verni de rose.

Dans ce lieu, le paysage joue continuellement avec les couleurs, des couleurs qu'on dirait faunes.
Ambre rouge, Jaune tendre, Vert céladon... Iguanes roses, Sable gris, Cascade d'ocres et fleur bleue introuvable...
Ces couleurs laissant transparaître mystérieusement un tableau. Une œuvre de derrière la tempête,
Le picturale Galápagique.
La peinture du re-commencement.''

Ainsi, la Galerie Les Montparnos est heureuse de vous inviter à l'exposition du peintre Benjamin Bozonnet.
Vernissage le jeudi 13 octobre,
À PARTIR DE 18H30.
EXPOSITION DU 13 OCTOBRE AU 17 NOVEMBRE 2011.
Les Vastes du Libre





Tout vrai regard est un désir
Alfred de Musset

L'étang Blanc Huile sur toile
Signée, titrée et datée 2011 au dos de l'oeuvre
92 x 73.5 cm.
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Bas de Rive
Huile sur toile
Signée, titrée et datée 2011 au dos de l'oeuvre
60 x 73 cm.
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Robert Clévier
10 mars - 30 avril 2011
R U P T U R E S

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La Galerie Les Montparnos, fidèle à sa volonté de faire découvrir à un large public les œuvres d'aujourd'hui capables d'atteindre demain, propose pour son exposition de printemps le peintre : Robert Clévier. Artiste inclassable, ami des philosophes comme Jean Guitton, des écrivains comme Julien Green, Robert Clévier réalise une œuvre inspirée et secrète, jusqu'à présent fort prisée d'un public averti. C'est à cette œuvre que la Galerie les Montparnos ouvre ses portes au mois de Mars et Avril. Et c'est avec une grande joie que nous vous invitons à la découvrir si vous ne la connaissez pas encore, ou si vous connaissez le nom, de rencontrer l'œuvre. Sa peinture, puissante, est marquée par l'audace de ruptures inouïes. Ruptures qui sont autant d'images emblématiques d'un véritable combat, celui de l'homme avec la création. Et cette création fait figure de personnage réel. Un corp à corp. Ainsi, ce sont trois moments clefs de l'histoire de ces ruptures, que la Galerie Les Montparnos se propose d'offrir au regard à l'occasion de cette exposition.
3 moments, 25 ans d'une œuvre, 25 ans d'un corps à corps. |
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M.L.B - Quel est le rôle de la lumière qui est sans doute le trait le plus caractéristique de votre peinture aujourd'hui ? R.C. - Je ne sais pas. Est-il possible d’éclairer la lumière ? Quand bien même je vous proposerai de décrire ce qui se passe lorsque je travaille, la définition de ce phénomène (ce“qui-se-passe”) relèverait encore d’une lumière étrangère qui, prétendant titrer celui-ci comme on mesure le degré d’alcool d’un vin, parlerait trop haut, fort, etc. : trop. S’il faut malgré tout dire un mot du comment, des actes, de la mise en oeuvre, vous me permettrez d’employer cette métaphore : lorsque quelque chose apparaît, se montre (comme étant “quelque chose”, une chose-se-hissant par soi-même à cette sorte de dignité que confère le visible), je lui oppose une résistance sans le nier ; après-coup, il ne serait pas inexact de dire que j’ai caché ce coup de force des passions de se faire voir et de voir. De ce point de vue, les couches de glacis qui constituent mes tableaux seraient autant de “voiles”. M.L.B – Peut-on dire alors que peindre, pour vous, c’est vous abandonner à une apparition providentielle de la forme ? R.C. - A propos de lumière et de passivité, je me trouvais il y peu devant un Rothko, qui quoiqu’on en dise parfois, me paraît tenir de Malévitch plutôt que de ses contemporains abstraits. En le regardant, j’ai songé à un dialogue entre ses “plans”, tel que celui-ci : - Maintenant, ne bougez plus, ne cherchez plus, cessez de promener votre regard ; la terre, le paysage, le monde ont déserté. Vous n’avez qu’à être ! - Faut voir ... - Il n’y a rien à voir quand ça commence, sinon la lumière elle-même ! - Mais ... pour commencer, il faut bien que j’aie quelque chose, au minimum, les conditions de possibilité de cette expérience, d’une relation... M’abandonner ? Certes non, s’il s’agit de me démettre de mes intuitions sensibles confirmées par le travail quotidien, au profit des apparitions (par elles, à la “forme” héritée de la métaphysique) ou, en d’autres termes, de la fabrication des hypostases. Exercer ce métier, c’est précisément lutter contre la soumission aux voies ordinaires du (sens du) regard, qui trouvent leur fin et leur triomphe dans l’invisible. Comment alors, de la confusion, de la fluence des fonds, “sortir” ou “construire” une singularité irréductible ? Sans souci jusqu’à ce jour de le penser, je peins au naturel, sans doute dans l’esprit d’un processus, d’un procès de rapports probables, et me tiens aussi éloigné que possible des identités qui se donnent - peuvent s’imposer - comme substantielles. |

Ainsi, La Galerie Les Montparnos vous invite à partager ce moment unique lors du vernissage qui aura lieu le :
jeudi 10 mars à partir de 18 h 30.
En présence du peintre et de son oeuvre, une exposition qui dévoilera la possibilité d'une trajectoire nouvelle et lumineuse pour la peinture contemporaine.
MLB : Robert Clévier, que pouvez-vous dire de votre travail aujourd’hui?
R. C. - Peindre laisse sans voix, ni voie - curieux pour une discipline du regard. Au début comme partout autour de nous il y a des guerres de couleurs, de formes ; après le massacre des champs de signes et des guerres encore pour voir. Puis des harmoniques; et il se peut que le tableau tienne; s’il tient de ces harmoniques, je me tiens, un instant.
M.L.B. - Depuis quelque temps on note dans vos peintures une disparition de la représentation du corps. Quelle en est la signification?
R.C. - J’ai cessé d’employer ces conventions, un discours acharné à faire parler la peinture, à obtenir qu’elle réponde, bref, qu’elle se suicide.
M.L.B. - Pour ceux qui ne seraient pas encore familiers de votre œuvre, qu'entendez-vous par les "conventions de la peinture" ?
R.C. - J’aime voyager léger ; la possibilité de bondir se présentera ; que ferai-je de la malle remplie de ces statues que vous nommez “disparition”, “représentation” et “corps” ? Je cherche un pictural, le vivant, se déployant.
Extrait de l'entretien réalisé avec Robert Clévier.
Novembre 2010.
