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Exposition : Le Groupe de Lyon

Publié le par LE BAL Mathyeu

Exposition 

Le Groupe de Lyon

Cinq peintres

Marc Dailly, François Dupuis, Samuel Erard,
Martin Laquet, Christophe Marion

21 mai - 27 juin 2026.

Vernissage le jeudi 21 mai à partir de 18h30.

 

Samuel Erard, François Dupuis, Martin Laquet, Christophe Marion, Marc Dailly

Samuel Erard, François Dupuis, Martin Laquet, Christophe Marion, Marc Dailly

Depuis quelque temps, j’observe que la plupart des peintres contemporains présentés à la galerie Les Montparnos sont originaires de la ville de Lyon et de sa région. Simple coïncidence ? Exposition après exposition, les noms se succèdent. Le phénomène, significatif, mérite ici d’être approfondi. En cette confluence du Rhône et de la Saône, les œuvres se rencontrent. Une dizaine de peintres - issus de la même génération - semblent former un courant commun.

Marc Dailly

Marc Dailly

Pour un Breton de Montparnasse naviguant entre la rue Stanislas et la rue du Frout, la ville de Lyon est une parfaite inconnue. Aussi, la place Bellecour, la basilique Notre-Dame de Fourvière, les quai de Saône, la Croix-Rousse, la tête d’or… résonnent dans un imaginaire de tableaux.

François Dupuis

François Dupuis

L’école lyonnaise contemporaine de peinture existe. Et c’est une particularité unique que l’on ne retrouve pas à Paris actuellement, tant les talents sont disparates, et les courants éclatés. Il n’est pas utile, bien entendu, de la comparer à l’école de Paris de l’entre-deux-guerres et à celle de l’après 39/45, tant les époques et les propositions sont différentes. La première mention d’une école de Lyon remonte au XIXe siècle. Elle réunissait un petit groupe de peintres mêlant le style troubadour au mysticisme. Au Salon de 1845, Baudelaire le décrivit ainsi : "Le bagne de la peinture, - l'endroit du monde où l'on travaille le mieux les infiniment petits".

Samuel Erard

Samuel Erard

Après la Seconde Guerre mondiale, un autre groupe de Lyonnais voit le jour autour de Jacques Truphémus, André Cottavoz, Jean Fusaro ou Pierre Coquet... Ces figures aujourd’hui bien connues faisaient partie d’un mouvement créé en 1948 et nommé le « Sanzisme » (sans -isme). La volonté commune d’un voir nouveau, libre de toutes classifications, les réunissait. La dynamique du groupe allait porter ses fruits.

Martin Laquet

Martin Laquet

Aujourd’hui, l’école de Lyon présente un beau caractère. Chaque peintre dans sa singularité témoigne d’une possible unicité. Les thèmes abordés sont familiers : paysages de ville ou de campagne, vues d’atelier, scènes d’intérieur, natures mortes, portraits… Dans une palette entre ombre et clarté, Lyon, la ville des lumières, inspire la peinture. Le lieu a son importance. Il n’y a pas d’histoire - ni d’œuvres sans un ancrage. Par la couleur et la matière, les toiles dévoilent des instants d’intimité. Tel un secret bien gardé, la lumière, ennuagée, semble naître des profondeurs. C’est un art discret et délicat, aussi fragile que précieux.

Christophe Marion

Christophe Marion

C’est cette transmission que la galerie Les Montparnos est heureuse de vous présenter, à travers les œuvres de cinq peintres : Marc Dailly, François Dupuis, Samuel Erard, Martin Laquet et Christophe Marion.

A l'Art Vivant !

Mathyeu Le Bal

Marc Dailly

Marc Dailly

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A venir : Le Groupe de Lyon

Publié le par LE BAL Mathyeu

Le Groupe de Lyon, avec Marc Dailly, François Dupuis, Samuel Erard, Martin Laquet, Christophe Marion.

Le Groupe de Lyon, avec Marc Dailly, François Dupuis, Samuel Erard, Martin Laquet, Christophe Marion.

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Exposition François Dupuis : le catalogue en ligne de l'exposition.

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Invitation vernissage

Publié le par LE BAL Mathyeu

Rendez-vous chez Les montparnos le jeudi 11 mai à partir de 18h30.

Rendez-vous chez Les montparnos le jeudi 11 mai à partir de 18h30.

Pour cette dernière exposition de la saison parisienne et afin d'accueillir l'été, Les Montparnos vous invite à découvrir le 11 mai prochain une magnifique exposition consacrée au peintre, sculpteur et graveur François Dupuis.
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"Dans mes peintures je cherche à représenter la réalité. Non comme elle est mais comme elle m’apparaît. Si je peins une fenêtre, je m’attache à traduire ce rapport mystérieux qui existe entre l’intérieur et l’extérieur et donne l’idée de l’espace. L’objet fenêtre en lui-même ne présente qu’un intérêt mineur. Lorsque je dessine ou peins une chaise, c’est la présence particulière de la chaise dans la lumière et non la chaise elle-même qui me touche. C’est peut-être juste ma relation au modèle que je cherche à traduire, ma fascination. C’est donc la lumière qui importe car elle définit les choses différemment suivant l’heure ou le temps qu’il fait. Il s’ensuit que lorsque je peins je ne peux le faire qu’à certains moment précis de la journée ou de l’année sans quoi les rapports sont faussés. La fenêtre à midi a été peinte sur de nombreuses séances, l’été, par beau temps, autour de midi.

Tous mes travaux sauf les sculptures sont le fruit d’une observation attentive initiée par le dessin. Je dessine tous les jours, dans des carnets et entre autres sur un agenda que je tiens à jour depuis quatorze ans. Ces dessins donneront parfois lieu à une recherche plus approfondie sur une peinture ou une estampe.

Mes sculptures sont, d’un point de vue morphologique, très approximatives. Je fais du modelage en passant, en dilettante, la plupart du temps sans modèle, sans idée préconçue ni prétention aucune. Le travail du volume est pourtant complètement lié à ma façon de dessiner et cette approche devient par moments indispensable.

J’ai fait mes études à l’école Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris dans les années 80. C’est pourtant ma première exposition personnelle dans la capitale."

François Dupuis

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François Dupuis, Les lumières de la présence

Publié le par LE BAL Mathyeu

Exposition

François Dupuis

Les Lumières de la présence

11 mai - 24 juin 2023

Vernissage jeudi 11 mai à partir de 18h30

Autoportrait

Autoportrait

À chaque jour, un nouveau dessin. Et sur les toiles, le bronze ou le papier, l’attente.

Posant les yeux ici, dans cet atelier, un vase blanc, des pinceaux et cette chaise cannée où le silence est le seul à s’être assis. Qui d’autre ? Un peu plus loin ces quelques fruits agencés sur une table, et ces roses qui ne fanent plus dans le translucide d’une verrerie. Puis là, ces poissons aux éclats d’argent luisant d’un autrefois, allongés dans le profond oubli d’un océan perdu abandonné des bleus.

Fenêtre à 10h, 2021, huile sur toile, 100 x 65 cm.

Fenêtre à 10h, 2021, huile sur toile, 100 x 65 cm.

Un modèle fixe le temps qui s’écoule, somnolent. Un passereau a heurté la verrière et repose pour toujours sur la toile et le papier, sa vulnérabilité inscrite dans l’éternité de sa petite boîte en carton. Par la fenêtre, trait d’union entre le dehors et le dedans, le clair rayon du jour traverse les couleurs faisant apparaître les couches enfouies ; lors lentement la toile sèche dans les ors et les verts. Sur le papier, la morsure de l’acide fait surgir des gravures quand un squelette semble ciseler ce qui fut. L’âme est présente, ici, à la sentir, comme sensuelle, dans l’immobilité des souvenirs.

Mouchette, 2010, bronze et fer, 38 x 17 cm, N°2/8.

Mouchette, 2010, bronze et fer, 38 x 17 cm, N°2/8.

À l’extérieur de la maison, dans le jardin, le soleil caresse les nus des sculptures qui s’étendent et s’étirent dans leur gestuelle suspendue. Dès l’aube, l’astre frôle le cou, les épaules puis épouse les courbes jusqu’à la hanche charnelle d’un coucher. Les bronzes et les terres cuites en vigie sur la cheminée observent la poussière et la patine des heures. Le mouvement et l’expression du geste attendent eux aussi que quelque chose se passe, qu’advienne l’inattendu. Entre les peintures, les sculptures et les gravures, un même souffle de poésie et un même muscle d’art.

Nature morte au coing, 2022, huile sur toile, 46 x 38 cm.

Nature morte au coing, 2022, huile sur toile, 46 x 38 cm.

Mais quelle est la nature de cette attente ? De quoi s’agit-il ici ? Quel est le sens de tout ceci ? Un voile recouvre les couleurs assourdies pour ne pas les laisser s’user dans un criard aisé. C’est tenu, les éclats mensongers sont délicatement chassés. Face aux ruses, le peintre est prudent. Ce voile, tel un tissu de légèreté, se pose avec pudeur sur la violence et la brutalité d’un visible, afin de protéger la très haute fragilité.

Le petit oiseau, 2023, Eau-Forte, 10 x 18 cm.

Le petit oiseau, 2023, Eau-Forte, 10 x 18 cm.

Sur la toile, le bronze ou le papier, rien n’est éteint. Tout respire le lumineux des lueurs. Ce qui a été, demeure. Mais l’attente, son épaisseur ? De qui, de quoi, d’un Godot du voir, Vladimir ou Estragon d’une soif de réponse et de beauté ? Ce voile, cette bruine posée sur les choses et les réponses aux questions, dit une clarté, sourde et proche, qui pourtant semble s’enfuir. Elle est là, qui se confie en douceur, rehaussant de chaleur les couleurs froides. C’est faussement sombre. La vraie lumière apparaît dans le cœur de la nuit.

Les petites sculptures, 2020, huile sur papier, 24 x 32 cm.

Les petites sculptures, 2020, huile sur papier, 24 x 32 cm.

Le visage du Christ, 2008, bronze et fer, 19 x 15 cm, N°6/8

Le visage du Christ, 2008, bronze et fer, 19 x 15 cm, N°6/8

Avec lenteur et précaution, la peinture dévoile les parts cachées de cette voix ténue des mots de l’invisible. D’une attente à l’espérance, de l’espérance s’installant dans le silence, telles sont les œuvres de François Dupuis. Peinture, sculpture, gravure ou monotype, il nous fait voir l’absence. Et dans le murmure d’une toile, affleurent les blancs de nacre, les gris et les ocres, les roses et les verts d’un secret, les volumes charnels de l’esprit.

Les iris, 2022, Huile sur papier, 45 x 24 cm.

Les iris, 2022, Huile sur papier, 45 x 24 cm.

François Dupuis ; face à ses œuvres on parvient parfois à entendre, comme à fermer les yeux, le passereau chanter à nouveau cette mélodie gravée dans le ciel des toujours. Voir, placé sur la cheminée, ce petit pot blanc, des pinceaux qui sèchent et une chaise cannée posant dans le silence d’un atelier. Et dans un fond discret, la volupté blanche et rose des quelques fleurs dans ce vase qui donne corps au vide.

Les renoncules, 2019, eau-forte, 17 x 11 cm.

Les renoncules, 2019, eau-forte, 17 x 11 cm.

Pour son exposition de mai, la galerie les Montparnos vous invite à découvrir les œuvres toutes en beauté de François Dupuis, une exposition qui rassemble ses peintures, sculptures, gravures et monotypes, du jeudi 11 mai au samedi 24 juin 2023.

À l’Art Vivant !­

Mathyeu Le Bal

Atelier du peintre, Bourgogne

Atelier du peintre, Bourgogne

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Magnifique exposition à venir

Publié le par LE BAL Mathyeu

François Dupuis, Les lumières de la présence

François Dupuis, Les lumières de la présence

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