pascal pichon ( ne en 1966)
Pascal Pichon, ce qui demeure
Exposition d'automne
Pascal Pichon
Ce qui demeure
08 octobre - 07 novembre 2026
Vernissage le jeudi 8 octobre à partir de 18h30
Sept ans après l’exposition consacrée au peintre Pascal Pichon, Le Pays où l’on n’arrive jamais, la galerie Les Montparnos est très heureuse de vous convier à un nouveau rendez-vous autour de son œuvre poétique :
Ce qui demeure
Images. Un monde d’images. Ce monde, le nôtre. Et nous, chacun, devenu ce regard cherchant à voir parmi ces représentations, ces visions, ces imitations, ces fabrications. Mais parfois, là, donnée à voir, par ces images : la présence. Une image de la présence.
Ainsi les peintures de Pascal Pichon. Des représentations de ce qui est. À y voir, par exemple, le souvenir, le portrait d’un visage que l’on aurait pu penser perdu et qui reparaît en pure présence. Souvenir ? Oui, à première vue. Mais autre. Non pas l’émergence lente d’un révolu attendrissant, mais l’apparition inattendue, inespérée du… du poétique. Le poétique du voir, à goûter comme friandise d’enfance. Pascal Pichon œuvre à placer sous nos yeux le monde comme poésie. Cette poésie qui n’est autre, n’est-ce pas, que le monde poursuivant la création qu’il est. Un souvenir donc de la création en train de se poursuivre sous nos yeux. Les petits formats de Pascal Pichon. Leur cadre comme des écrins. Des bijoux poétiques. Les petits formats de ce qui demeure. Les bijoux du voir, là, juste un peu, un peu à l’écart du monde des images.
Pascal Pichon ou la patiente, la si discrète représentation des bribes de vues sur la poésie. Les cadres comme des petites fenêtres, et ses peintures comme ce qui demeure, ce qui est là et que nous reconnaissons peu à peu d’être si intérieur. Des vues qui paraissent presque floues, parfois, ou embrumées du sépia de quelque passé. Mais c’est nous, chacun, et l’oubli que nous faisons de ce qui demeure.
Pascal Pichon ou l’émouvante poésie de ce qui demeure.
Henry Le Bal
à venir, l'exposition d'automne : Pascal Pichon, ce qui demeure.
Exposition Le Jardin
EXPOSITION
Le Jardin
Benjamin Bozonnet, Claire Chauvel, Assunta Genovesio, Frédéric Jacquin, Sinéad Lucey, Pascal Pichon, Alexandre Rosa, Jean-Noël Selve, Anne-Christine Tcheuffa-Marcou, Albertine Trichon.
16 mars - 04 mai 2023
Vernissage le jeudi 16 mars à partir de 18h30.
Sous un ciel au bleu discrètement protecteur se dissimule un jardin. On le découvre entouré d’un cloître de végétation mêlé aux vestiges de pierres anciennes, laissées là, moussues d’un quelque abandon. Une fois trouvé le chemin pour y accéder, on entre en passant sous une voûte de lierres et de racines. Il faut encore franchir une petite barrière. Ses couleurs ont la fraîcheur passée des âges. Elle se tient, bancale, à califourchon entre le monde du dehors et celui du dedans.
Figée tel un péage de rouille sans péage ni rouille, elle est entrouverte à ceux qui s’en approchent. S’y faufiler c’est laisser derrière soi le dehors qui a, ou aurait, pour nom : vacarme, agitation, tintamarre, occupations.
On entre en le jardin comme on quitte le hors, au pas hésitant d’un désir délicieux, bien conscient de ne s’étonner trop qu’on aura du mal à revenir en arrière.
A l’entrée, on trouve, somnolant dans l’herbeune pierre où l’on déchiffre cette inscription :
Hortus Conclusus, soror mea, sponsa ;
Hortus conclusus fons signatus
Que de vagues souvenirs de lycée pourraient traduire ainsi :
Ma sœur et fiancée est un jardin enclos ;
le jardin enclos est une source fermée.
Alors, de lente avancée en ce en, l’extérieur s’éloigne et ne demeure de lui que l’écho assourdi des tumultes. C’est un clos. Un havre. C’est un genre de paix qui a pour nom beauté. On s’y avance encore et c’est un comme silence. Les hommes et femmes qui y travaillent aux heures des jours y paraissent à l’œuvre à la manière de lire aux pages d’un livre d’heures.
D’eux naissent ces couleurs et ces formes grimpantes qui s’harmonisent les unes aux autres dans un langage aux phrases de senteurs, à laisser revenir en mille et une nuances les vers du poète :
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
luxe, calme et volupté.
Sagesse venue, sont cultivés dans ce jardin les plus beaux fruits et les plus éclatantes fleurs. La terre y est fertile.
Sous le bleu, les verts, les ocres et les rouges sont maîtrisés et irriguent les regards d’une haute patience.
Et par elle, s’apercevoir que ceux qui travaillent là, en ce jardin, sont des peintres et que le jardin est leur œuvre. Un écho du jardin intérieur, un terreau de couleurs enfouies, recouvertes par des souches enracinées et les éboulis de vieux murs qui ne soutiennent plus grand chose.
Le jardin, fût-il si longtemps abandonné, que nous avions perdu son souvenir, la trace du chemin pour y revenir ?
Du brouhaha des extérieurs aux couleurs d’un mystère. Une nature retrouvée. Une nature ; laquelle… ? La terre comme palette… Les palettes de la terre.
De là, sans mots y réécouter le chant des couleurs, dans le refrain des lents bleus.
De la terre sur les mains et l’espérance des couleurs.
C’est un jardin enclos, entouré d’antiques pierres, l’on y accède en passant sous une voûte de lierres, en poussant la petite barrière.
A l’Art Vivant !
Mathyeu Le Bal
INVITATION VERNISSAGE
"L'horizon du grand pays recule sans cesse au fond de l'espace et du temps.
C'est le pays où l'on s'éloigne toujours ensemble,
et l'on ne parvient en un lieu désert que pour en trouver d'autres plus beaux."
André Dhôtel, Le Pays où l'on n'arrive jamais.
Chers amis de la galerie,
Les beaux jours sont là et avec eux l'exposition de l'année consacrée à un peintre d'aujourd'hui. La galerie Les Montparnos est fort heureuse de vous convier à la découverte des oeuvres de Pascal Pichon, Le Pays où l'on n'arrive Jamais, lors du vernissage qui se tiendra le
jeudi 23 mai à partir de 18 h 30.
Un beau catalogue de 80 pages sera publié pour cette occasion et disponible à la galerie.
Rendez-vous donc le jeudi 23 mai à la galerie, en présence du peintre et de son oeuvre, et ainsi partager ensemble un merveilleux moment autour d'une peinture aussi sensible que surprenante sous le ciel d'un bonheur retrouvé.
Pascal Pichon, Le Pays où l'on n'arrive jamais
Exposition événement
Pascal Pichon
Le Pays où l'on n'arrive jamais
23 mai - 27 juin 2019
Quelles images garde-t-on du temps qui passe ? Celles qui, par un incisif mystère, se gravent dans la mémoire, pareil à une étrange boîte ou caverne précieuse … extraordinaire jardin.
Pourquoi une image plus qu’une autre ? Telle sauvée, arrachée au flot de l’oubli, inscrite pour toujours dans ces profondeurs de nous-mêmes. Image qui nous fait esquisser ici un discret sourire, là verser une larme, à la voir ou non, lorsqu’elle remonte à fleur de notre esprit. Il en est de même des vieilles photographies. Quand a-t-elle été prise, et par qui ? Comment s’en souvenir ? Etait-ce lors d’une fête, d’un moment heureux en famille ? Qui sont ces visages si jeunes que l’on a aimés ou qui nous ont marqués ? Ce paysage, une promenade ; avec qui ? Et d’où vient que cette autre photographie fasse advenir une sensation, fasse parvenir à l’âme la caresse d’un parfum, la saveur d’un plat, les couleurs d’une musique ?
« Image persistante », « image retrouvée » ?
Qui n’a pas vécu ce moment, en famille ou entre amis, lorsque l’on ressort de l’étagère de la bibliothèque ce vieil album photo, de l’armoire cette boîte d’acajou ou d’ébène de nacre marqueté ? À tourner les pages au papier de soie ou puisant dans le vrac au milieu des sépias, on s’immerge lentement dans une nostalgie d’où refont surface ces moments qu’on avait cru irrattrapables. Les clichés, si facettes de nous-mêmes, de notre histoire, ont jauni. Certains êtres à nouveau là, devant nous, ne sont plus. Tous ces moments, heureux ou moins, réapparaissent comme mares ou étangs de ciel bleu, dans le gris épais de la mémoire.
Tourner une à une les pages de l’album comme pour sentir au bout des doigts les années et les heures, frôler les rebords du temps. Que dit de nous cette cotonneuse satisfaction de baigner dans le vague à l’âme des bonheurs passés ? Sont-ce les souvenirs qui reviennent à nous ou nous qui recherchons la douleur douce de revivre un passé comme si rien n’avait passé ?
Mais ici, il s’agit d’autre chose. De peinture, les images sont des tableaux.
Il n’est plus question de la nostalgie du temps qui passe et nous échappe mais la rencontre avec une matière. Et la matière a sa propre volonté. Et du tableau émane une présence qui persiste. Ainsi, imaginons un artiste s’attachant à peindre les souvenirs. Non pas des souvenirs personnels mais la texture de la mémoire elle-même, celle qui touche chacun au plus profond. Peindre jusqu’aux brumes du temps lointain semblable aux brumes des demains incertains et savoir déjà que l’œuvre y offrira intact ses clartés.
Et la matière pour toute éternité ?
A ressentir par la peinture le souvenir des avenirs.
Souvent réapparait à mon esprit ce tableau de Monet Effet de vent sur les peupliers, de 1891. Comment la main du peintre fixe pour l’éternité le souvenir clair et précis de ce souffle qui fait se plier les branches et trembler les feuilles dans les arbres. 130 ans après, on en frissonne encore, comme ces peupliers et leur feuillage qui garderont demain toujours intact cet instant porté par le peintre jusqu’à l’intemporel. Par cet instant saisi, recueillir sur la surface d’une toile l’essence du temps lui-même.
Aucune nostalgie donc quand il est question d’un tableau, fût-ce quand il veut évoquer un souvenir, car il montre tout autre chose que le contenu de la belle boîte à image ou du vieil album de l’étagère, à savoir la trace de quelque chose qui ne meurt pas. Un peu comme si l’éternité pour apparaître fugacement, murmurait au tableau tel instant choisi qu’il s’agirait de peindre et inscrire dans la matière par les couleurs.
L’instant dans le temps de la toile en autoportrait –irreconnaissable- de l’éternité.
En rangeant des archives, je suis tombé l’autre jour sur une photographie en noir et blanc qui m’a marqué terriblement. Elle représentait un groupe d’une cinquantaine artistes du tout début du XXè siècle, tout sourire et vêtus de leurs plus beaux habits ; ils posaient visiblement pour un Salon des Beaux-arts de l’époque. La plupart des visages sont aujourd’hui des portraits devenus anonymes, mais leur sourire, comme s’ils ne se doutaient pas que l’oubli déjà les guettait… Les regardant, ils me regardent. Je suis comme avec eux. Et hors de moi la pensée de dire à celui-ci ou celui-là : « toi, la postérité ne te retiendra pas. » Je reste parmi eux et silencieux leur souhaite : « que votre sourire demeure ».
Une photographie, cela semble si réel, comme un reflet de nous-mêmes, comme la fine pellicule recouvrant une pensée familière.
Mais un tableau, lui, que dit-il ? Avant tout se dire : « la peinture c’est juste humain ». Ni instruments ni objectifs. Juste la main et la matière des couleurs. Dès lors, il ne s’agit pas de la même ressemblance. Le tableau ne rend pas l’intégralité du visible cela n’est pas son rôle, mais il apporte une part essentielle qui est celle du domaine de l’invisible. Il dit quelque chose du temps sans en faire partie, il semble le tenir à distance, il est à la fois dedans et dehors. A mesure qu’il prend forme et apparaît sous le pinceau du peintre, le tableau échappe à la course du temps, s’en met à l’écart et le laisse s’éloigner. C’est alors que se dévoile, comme entre-ouvert, l’au-delà du rideau du temps, la pénombre de l’éternité, ou son souvenir.
Et de tableau en tableau se laisser questionner par la peinture :
« Le visible dit-il vrai ? Que dit-il du réel ? »
Dès lors l’interrogation pourrait-elle devenir la suivante :
« Toi qui me regardes, que cherches-tu vraiment à voir dans cette petite surface rectangulaire joliment encadrée ? Ne serais-tu pas venu jusqu’à moi pour te retrouver, sans te le dire tout-à-fait, face à l’immémoriale présence ? »
Bien sûr, nous le savons aussi, le temps n’épargne pas la peinture, des craquelures apparaissent en fonction de l’âge de l’œuvre formant rides et strates entre les couleurs. Les modes et les styles de même changent de siècles en décennies, mais ce qui se dévoile est sans âge. Et qui sait ? Peut-être, sans mots.
La parole est silence.
Le silence est peinture.
Le peintre Pascal Pichon nous invite au travers de cette exposition à vivre et à voir une merveilleuse aventure : celle de retrouver nos « images persistantes » à la lumière des expériences de notre mémoire. Ouvrons la boîte … non plus celle, de bois précieux, pleine de photos, mais la boîte à tableau du peintre contenant tous ces morceaux d’humanité.
Des tableaux de petits, moyens et grands formats, comme découpés dans des bouts de toile, dans le papier ou le carton de la mémoire, comme des fragments déchirés de souvenirs. Parcelles et couleurs. Pour retrouver ce que nous avions égaré. Des œuvres enveloppées de la matière lointaine de nos hiers, brumeuse, enfouie.
Regardez, là, cette petite barrière que l’on entrouvre dans le bleu, et ce chien attendant qui nous regarde de son œil fidèle ; l’église du village et ses habitants à leurs occupations ; un paysage de campagne rose, un sous-bois vert où il fait un peu froid ; et une petite communiante agenouillée dans un or flouté.
Pas une idée, c’est simple et vrai.
Du souvenir que fait naître ou renaître une photographie ancienne
à la présence jeune que fait paraître une peinture du souvenir,
les œuvres de Pascal Pichon.
Images persistantes, parce que cela résiste, ne s’éteint pas.
Les souvenirs de l’éternité.
A l’Art Vivant !
Mathyeu Le Bal
/image%2F1411322%2F20260916%2Fob_946489_invitation-pascal-pichon.jpg)
/image%2F1411322%2F20260916%2Fob_5eb9bb_affiche-p-pichon.jpg)
/image%2F1411322%2F20260916%2Fob_7af882_941fb345-7513-4d42-aff1-121a46a8c2e4.jpg)
/image%2F1411322%2F20260916%2Fob_8af5dd_affiche-p-pichon.jpg)
/image%2F1411322%2F20230225%2Fob_1e5e7e_benjamin-3.jpg)
/image%2F1411322%2F20230225%2Fob_6688f6_claire-chauvel-65x54cm-2023-lumiere-hd.jpg)
/image%2F1411322%2F20230225%2Fob_a6ecb0_1-arbre-jaune-le-fou-huile-sur-pannea.jpeg)
/image%2F1411322%2F20230225%2Fob_580b78_2022colline-verte20x20.jpg)
/image%2F1411322%2F20230225%2Fob_6aba2e_sinead-2.jpg)
/image%2F1411322%2F20230225%2Fob_586cfd_dsc56641.jpg)
/image%2F1411322%2F20230225%2Fob_47a4b6_1010270.jpg)
/image%2F1411322%2F20230225%2Fob_d19681_aquarelle-2-30-x-30-cm.jpg)
/image%2F1411322%2F20230225%2Fob_e65b0b_img-8124.jpg)














