expositions

Christian Caillard (1899-1985) à la Galerie de Bretagne

Publié le par LE BAL Mathyeu

Christian Caillard (1899-1985) à la Galerie de Bretagne

L'exposition Le Monde Rêvé d'Alexandre Pineau bat son plein chez Les Montparnos à Paris. Plus à l'Ouest, direction Quimper, un événement majeur se prépare mettant en lumière l'un des membres du groupe de "la Réalité Poétique". La galerie de Bretagne à Quimper est heureuse de vous inviter au vernissage de sa grande exposition de Noël :

Christian Caillard (1899-1985)

Réalité Poétique

Vernissage à la galerie de Bretagne - Espace Gradlon

le jeudi 02 décembre 2021 à partir de 17h.

Exposition du 02 décembre au 24 février 2022.

Christian Caillard (1899-1985) à la Galerie de Bretagne

Ils étaient 8.

Avant la guerre 1939-45, ils avaient étudié ensemble et se firent connaître dans les Académies de Montparnasse et les Salons de la capitale. Ils devinrent amis. Le conflit passé, dans ce paysage dévasté, enseveli, d’un monde de l’entre-deux-guerres qui n’existait plus, ils se retrouvèrent et formèrent en 1949, à Paris, le groupe des « Peintres de la Réalité Poétique ». L’abstraction occupait alors tous les esprits et régnait de façon presque tyrannique sur les éboulis d’une figuration qui ne retenait plus l’attention de la mode. Ce groupe pourtant, singulièrement figuratif, ouvrait une autre voie, celle d’une vision d’un bonheur retrouvé aux couleurs revenues. S’inscrivant dans la tradition d’un Pierre Bonnard ou d’un Henri Matisse, ils posèrent une distance nécessaire face à l’agitation d’un monde déboussolé, afin de retrouver le goût du réel et la saveur du temps. Ils partagent alors en commun cette quête des lumières profondes et des soleils qui persistent malgré les hivers. Ils s’efforcent de saisir ce frissonnement de la peinture qu’ils savent si fragile, maniant avec prudence leur propre sensibilité à fleur de toile. Ce groupe sera composé par Maurice Brianchon (1899-1979) ; Jules Cavailles (1901-1977) ; Raymond Legueult (1898-1971) ; Roger Limouse (1894-1989) ; Constantin Terechkovitch (1902-1978) ; André Planson (1898-1981) ; Roland Oudot (1897-1981) et Christian Caillard (1899-1985).

De Paris à Ouessant

Christian Caillard est né à Clichy en région parisienne. Il est le neveu de l’écrivain Henri Barbusse qui l’encourage dans sa future vocation. Lors de sa formation à l’Académie Billoul, il fait la connaissance d’Eugène Dabit, le futur auteur de l’Hôtel du Nord, qui devient son ami. Autre moment déterminant de sa vie, en 1923, Christian Caillard rencontre le peintre Maurice Loutreuil qui sera son maître. Ses débuts seront influencés par l’expressionnisme de Loutreuil. Il s’en dégagera très vite, soucieux de gagner son indépendance. Loutreuil meurt prématurément à l’âge de 39 ans ; il lègue ses toiles à Christian Caillard. C’est dire la confiance et l’estime qui régnait entre les deux hommes.

Christian Caillard va conduire la peinture dans un voyage au long cours. Explorant un monde de matières et de couleurs. Ce sera la découverte du Maroc, puis l’Indochine, Bali, La Martinique, Tahiti, l’Espagne, le Mexique, Madagascar, Ceylan, Bora-Bora, le Népal et bien sûr la Bretagne. Ses couleurs se parent des paysages traversés. Loin d’une vision topographique, il est un chroniqueur de la peinture elle-même, le voyage comme prétexte à son questionnement. Au regard de ses œuvres transparaît la joie, un désir de voir, une envie des saveurs inconnues de l’infini visible.

Une œuvre pensée, entre clarté et douceur. Il acquiert une solide maîtrise technique, le coup de pinceau est sûr et libéré.

En 1935 il trouve son port d’attache parisien dans le 9earrondissement, rue Clauzel. Son atelier est situé tout près de l’illustre boutique du Père Tanguy, le marchand de couleur des Impressionnistes. Il y restera jusqu’à la fin de sa vie. En 1957, il expose avec « les Peintres de la Réalité Poétique ». En 1963, c’est la consécration, Caillard bénéficie d’une rétrospective à la Galerie Durand-Ruel.

Volet Vert, Volet Bleu.

Le peintre découvre l’île d’Ouessant en 1956. Il est subjugué par la beauté de l’île qui deviendra son refuge jusqu’à ses derniers jours. Entre enfermement et ouverture. L’ile va correspondre parfaitement à sa peinture, par ses phénomènes atmosphériques et ses variations de lumières, tout en alternances de violence et de douceur. A l’exemple de ces verts au milieu de bleus affrontant sans cesse les gris. Sa peinture fait corps avec les éléments, d’une agitation à l’autre. Du grain d’un ciel noir se déversant sur le grain de la toile, on traverse le coup de tabac. Sur cette même toile, l’éclaircie surgit tout aussi brutalement.

Mais ce qui fait la force des peintures d’Ouessant de Caillard c’est qu’il peint l’île intérieure et non la mer. Le piège est évité. Face à la beauté ébouriffante des rivages de l’île, la tentation est si forte de vouloir peindre ce choc de l’immense en colère et de la terre. Caillard comprend comme nul avant lui que c’est la création elle-même qu’il a sous les yeux. Il va alors intérioriser ce spectacle. Il ne peint pas la mer, ce si grand motif que même le plus grand des peintres n’auraient pas d’intérêt à défier tant il offre à voir l’absolu. Caillard peint l’intérieur des terres et surtout les maisons ouessantines. Celles-ci deviennent les uniques figures présentes, dressées seules contre les tempêtes. Leurs regards aux volets couleurs de ciels ou d’océans. Il n’y a personne. C’est un monde enclos, protégé par un muret de pierres sèches et une barrière fourbue où résistent quelques bleus éclatants. La présence du phare éclaire la mousse des mauves et le jaune des ajoncs. Des chemins de terres ne mènent nulle part, à moins qu’ils ne cheminent en les ocres de l’intime. Le ciel est bas, entre gris de la mer et bleus des nuages.

Christian Caillard a si bien saisi la Bretagne, jusqu’à son archétype, l’île. Très peu sont parvenus à dompter la puissance d’un tel motif, Caillard l’a fait.

Mathyeu Le Bal

Christian Caillard (1899-1985) à la Galerie de Bretagne

Voir les commentaires

Le Scouëzec sur les terres de Van Gogh

Publié le par LE BAL Mathyeu

Très belle exposition de rentrée à ne pas manquer!
Dans le cadre de exposition, ''Le peintre et l'intime'', au Musée Daubigny à Auvers-sur-Oise, venez découvrir les oeuvres Parnassiennes de Le Scouëzec, en compagnie des grands noms de l'art moderne.
Le Scouëzec sur les terres de Van Gogh

Voir les commentaires

Philippe Joseph Baschet

Publié le par LE BAL Mathyeu

A découvrir...

_MYRIADES_PJB.jpg

Myriade
Acrylique, encre de chine, gouache et brou de noix sur bois
2013
50 x 70 cm.
 
"J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Millions d'oiseaux d'or, ô future vigueur ?"
Rimbaud

Voir les commentaires

Tableaux choisis

Publié le par LE BAL Mathyeu

Après le beau succès de l'exposition Isaac Celnikier,

La galerie présente un accrochage d'art moderne et contemporain. 

Le-Scouezec-nu-au-miroir.jpeg

Maurice Le Scouëzec (1881-1940)
Nu au miroir, les bras levés
Montparnasse, novembre 1918
Huile sur papier marouflé sur toile
Signée en bas à droite ; cachet d'atelier bd
N°965 du catalogue des oeuvres.
61 x 48 cm

 

ART MODERNE :

Henry de Waroquier, Jules Pascin, Sam Granovsky, Jules-Emile Zingg, Alexis Merodack-Janneau,

Isaac Dobrinsky, Achille Emile Othon Friesz, Maurice Le Scouëzec, Manuel Ortiz de Zarate,

Max Jacob, Auguste Clergé.

ART CONTEMPORAIN :

Robert Clévier, Isaac Celnikier, André Queffurus, Yann Queffélec, Frédéric Jacquin,

Benjamin Bozonnet, Catherine Rafenberg...

 

Jules émile Zingg

Jules-Emile Zingg (1882-1942) 
 La côte de granit rose 
 Bretagne, autour de 1920 
 Huile sur toile 
 Signée en bas à droite. 

Voir les commentaires

Vie de la galerie

Publié le par LE BAL Mathyeu

Conférence - signature

Jeudi 29 novembre à partir de 19h00

Sans-titre.JPG

Dans le cadre de l'exposition d'Isaac Celnikier 

''Au commencement était la couleur''

La galerie est heureuse de vous inviter à une rencontre-signature autour du livre

Yves Goulm

''Apparition'' / Oeuvres d'Isaac Celnikier

 (éd.Albiana)

Une conférence de l'auteur se tiendra à la galerie à 19h00

"Jamais il n'écrivit sur Piotr dans son hebdomadaire. Il n'en fit jamais le portrait. Comment aurait-il pu? Qui pouvait écrire sur ces Têtes? Personne. Personne n'écrivait comme il gravait. Personne n'avait jamais écrit comme il gravait. Qui écrirait un Visage pour l'hachurer ensuite, pour le strier de suie? Qui bâtirait le poème de la Face pour le raturer? Qui rimerait la littérature de la Face pour la biffer avec frénésie une fois l'harmonie atteinte? Qui parviendrait à faire apparaître une Révélation, à faire se révéler une Apparition pour l'encombrer de gribouillis, pour la charger, la surcharger? Qui traquerait le beau en mots tissés pour mieux le rayer, le dérayer par les sillons du laid, les souillures de l'effacement?"

(in L'Apparition, Yves Goulm, éd. Albiana)

Voir les commentaires

Exposition Le Scouëzec à Douarnenez

Publié le par LE BAL Mathyeu

Pour bien commencer l'été.

                              Le-scouezec-Douarnenez-copie-1.jpeg

À ne pas manquer, la grande exposition rétrospective du peintre Maurice Le Scouëzec à Douarnenez. Organisée par l'association des amis de Jean Toth, en partenariat avec la ville de Douarnenez.

80 oeuvres majeures seront présentées, l'occasion de revenir sur les grandes périodes qui ont marqué sa vie :

Les voyages, Paris, Montparnasse, l'Afrique, la Bretagne.

Maurice Le Scouëzec ou l'histoire de l'une des plus belles redécouvertes de l'Art Moderne.

EXPOSITION DU 12 JUIN au 14 JUILLET 2012

Voir les commentaires

<< < 1 2