expositions

Invitation vernissage

Publié le par LE BAL Mathyeu

Rendez-vous jeudi 12 mai pour le vernissage où nous serons heureux de vous accueillir pour ce bel événement d'avant l'été. En présence de l'artiste, nous partagerons ensemble bons verres et regards autour de cette œuvre gravée puissante, profonde et intime.

Rendez-vous jeudi 12 mai pour le vernissage où nous serons heureux de vous accueillir pour ce bel événement d'avant l'été. En présence de l'artiste, nous partagerons ensemble bons verres et regards autour de cette œuvre gravée puissante, profonde et intime.

"Cela s'est passé. Je sais aujourd'hui saluer la beauté."

Sensation, Arthur Rimbaud

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Assunta Genovesio, Monotypes : Les marges du réel

Publié le par LE BAL Mathyeu

Assunta Genovesio

Assunta Genovesio

Exposition

Assunta Genovesio

Monotypes : Les marges du réel

12 mai - 25 juin 2022

Promenade aux remparts I, monotype 100 x 57cm

Promenade aux remparts I, monotype 100 x 57cm

Du bord, en longeant le fleuve on observe une barque rouge. Ce fleuve, serpentant en méandres, est profond, il s’écoule lentement. De la rive, on suit cette trace rouge qui pointe l’amont. Ardent est le silence de la peinture, sourd à l’illusoire et voyant de la parole murmurée. Quand tout hésite à dire, les couleurs donnent à entendre les remous du temps. Être l’auditeur des tonalités patientes.

Femme allongée, 2020, monotype, 39 x 40 cm

Femme allongée, 2020, monotype, 39 x 40 cm

Des brumes aux mirages, des vapeurs sombres aux ombres de clarté, le regard tente de rosir les nuages, de défaire la facilité du criard. Le bleu troue le gris. C’est une impression, une estampe irremplaçable, pas un multiple. Serait-ce un paysage, une nature luxuriante ou une nature morte ? Et là, posé sur cette table, un squelette d’animal est abandonné par la chair. Ou ici, dans cet atelier, un nu de femme frissonne, attend.

La soif I, 2019, monotype, impression en bleu, 53 x 58 cm

La soif I, 2019, monotype, impression en bleu, 53 x 58 cm

Les fumées des usines immobiles couvrent le ciel d’un quotidien charbonneux. Et cette rue bordée de maisons, n’y a t-il plus personne ? Paysages, natures mortes et personnages sont traversés par les lumières sourdes et tenues du nord que réchauffent des roses, des orangés et des rouges. Vivants et muets des tapages. Ici, tout est question d’un en-retrait. Pour voir, n’est-ce pas ? Être là, sans y être, s’effacer. Se tenir, perplexe, sur la bordure de la création. L’effacement au profit d’une apparition, un trompe-l’œil ?

Buttes-Chaumont III, 2019, monotype (fantôme), 58 x 53 cm

Buttes-Chaumont III, 2019, monotype (fantôme), 58 x 53 cm

Les monotypes d’Assunta Genovesio. Œuvre unique suivie de quelques fantômes. On touche au monde de la gravure et pourtant… N’intervenant pas directement sur le papier, la peintre y marque sa douce détermination. Elle applique les encres sur une plaque, puis celle-ci sera passée sous presse, le résultat alors obtenu révèle tout le mystère et l’imprévu. S’agirait-il de deviner ce qui se cache sous les eaux du fleuve ? Sur l’onde, percevoir le ciel reflété dans un clapot de bleu et de lumière.

Petit Fort Philippe III, 2018, monotype, 39 x 38 cm

Petit Fort Philippe III, 2018, monotype, 39 x 38 cm

Qui décide du résultat ? La peintre ? L’œuvre ? Le sujet ? Ces « couleurs en un certain ordre assemblées » ? Les encres restées sur la plaque vont permettre ensuite d’autres impressions, plus faibles en intensité : les fantômes. La présence est là, effleurée, l’éclat premier s’estompe, les traits se délient, reste l’esprit visible de l’œuvre, une trace de ce que l’on croit voir… C’est l’ultime souvenir des couleurs sur le papier avant l’évanouissement.

Coquillages et bol, 2020, monotype, 24,8 x 29,5 cm

Coquillages et bol, 2020, monotype, 24,8 x 29,5 cm

Aller à la première plaque, celle du sensible. Où se trouve l’origine de l’image ? Dans la première impression ou dans le dernier fantôme ? Au bord du réel, la peintre nous engage à remonter le fleuve des couleurs et arpenter cette rive du voir.

Jura, 2020, monotype, 24,8 x 29,8 cm

Jura, 2020, monotype, 24,8 x 29,8 cm

Après une première exposition en 2018, la galerie Les Montparnos est très heureuse de vous inviter à découvrir les monotypes d’Assunta Genovesio. Une exposition remarquable de ses gravures uniques du 12 mai au 25 juin 2022.

D’obscurité et de lumière … le Silence.

À l’Art Vivant !

Mathyeu Le Bal

 

Rue de Dunkerque, 2020, monotype, 39 x 35,5 cm

Rue de Dunkerque, 2020, monotype, 39 x 35,5 cm

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à venir

Publié le par LE BAL Mathyeu

Assunta Genovesio, Monotypes

Assunta Genovesio, Monotypes

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Catalogue en ligne de l'exposition Pierre Bancharel

Publié le par LE BAL Mathyeu

Virginie en rouge, 2000, huile, 37 x 24 cm.

Virginie en rouge, 2000, huile, 37 x 24 cm.

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Exposition de printemps en préparation

Publié le par LE BAL Mathyeu

Exposition de printemps en préparation

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Les Montparnos réunis vous souhaitent de belles fêtes de fin d'année !

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Alexandre Pineau (1893 - 1970) Le vélodrome des tordus, 1950, huile sur toile, 33 x 41 cm

Alexandre Pineau (1893 - 1970) Le vélodrome des tordus, 1950, huile sur toile, 33 x 41 cm

Rendez-vous à partir du 15 janvier pour la prolongation de l'exposition "Le Monde rêvé d'Alexandre Pineau" jusqu'au 14 février.

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Christian Caillard (1899-1985) - invitation vernissage

Publié le par LE BAL Mathyeu

Rendez-vous le jeudi 02 décembre à la galerie de Bretagne pour le vernissage de l'exposition de Noël

Rendez-vous le jeudi 02 décembre à la galerie de Bretagne pour le vernissage de l'exposition de Noël

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Christian Caillard (1899-1985) à la Galerie de Bretagne

Publié le par LE BAL Mathyeu

Christian Caillard (1899-1985) à la Galerie de Bretagne

L'exposition Le Monde Rêvé d'Alexandre Pineau bat son plein chez Les Montparnos à Paris. Plus à l'Ouest, direction Quimper, un événement majeur se prépare mettant en lumière l'un des membres du groupe de "la Réalité Poétique". La galerie de Bretagne à Quimper est heureuse de vous inviter au vernissage de sa grande exposition de Noël :

Christian Caillard (1899-1985)

Réalité Poétique

Vernissage à la galerie de Bretagne - Espace Gradlon

le jeudi 02 décembre 2021 à partir de 17h.

Exposition du 02 décembre au 24 février 2022.

Christian Caillard (1899-1985) à la Galerie de Bretagne

Ils étaient 8.

Avant la guerre 1939-45, ils avaient étudié ensemble et se firent connaître dans les Académies de Montparnasse et les Salons de la capitale. Ils devinrent amis. Le conflit passé, dans ce paysage dévasté, enseveli, d’un monde de l’entre-deux-guerres qui n’existait plus, ils se retrouvèrent et formèrent en 1949, à Paris, le groupe des « Peintres de la Réalité Poétique ». L’abstraction occupait alors tous les esprits et régnait de façon presque tyrannique sur les éboulis d’une figuration qui ne retenait plus l’attention de la mode. Ce groupe pourtant, singulièrement figuratif, ouvrait une autre voie, celle d’une vision d’un bonheur retrouvé aux couleurs revenues. S’inscrivant dans la tradition d’un Pierre Bonnard ou d’un Henri Matisse, ils posèrent une distance nécessaire face à l’agitation d’un monde déboussolé, afin de retrouver le goût du réel et la saveur du temps. Ils partagent alors en commun cette quête des lumières profondes et des soleils qui persistent malgré les hivers. Ils s’efforcent de saisir ce frissonnement de la peinture qu’ils savent si fragile, maniant avec prudence leur propre sensibilité à fleur de toile. Ce groupe sera composé par Maurice Brianchon (1899-1979) ; Jules Cavailles (1901-1977) ; Raymond Legueult (1898-1971) ; Roger Limouse (1894-1989) ; Constantin Terechkovitch (1902-1978) ; André Planson (1898-1981) ; Roland Oudot (1897-1981) et Christian Caillard (1899-1985).

De Paris à Ouessant

Christian Caillard est né à Clichy en région parisienne. Il est le neveu de l’écrivain Henri Barbusse qui l’encourage dans sa future vocation. Lors de sa formation à l’Académie Billoul, il fait la connaissance d’Eugène Dabit, le futur auteur de l’Hôtel du Nord, qui devient son ami. Autre moment déterminant de sa vie, en 1923, Christian Caillard rencontre le peintre Maurice Loutreuil qui sera son maître. Ses débuts seront influencés par l’expressionnisme de Loutreuil. Il s’en dégagera très vite, soucieux de gagner son indépendance. Loutreuil meurt prématurément à l’âge de 39 ans ; il lègue ses toiles à Christian Caillard. C’est dire la confiance et l’estime qui régnait entre les deux hommes.

Christian Caillard va conduire la peinture dans un voyage au long cours. Explorant un monde de matières et de couleurs. Ce sera la découverte du Maroc, puis l’Indochine, Bali, La Martinique, Tahiti, l’Espagne, le Mexique, Madagascar, Ceylan, Bora-Bora, le Népal et bien sûr la Bretagne. Ses couleurs se parent des paysages traversés. Loin d’une vision topographique, il est un chroniqueur de la peinture elle-même, le voyage comme prétexte à son questionnement. Au regard de ses œuvres transparaît la joie, un désir de voir, une envie des saveurs inconnues de l’infini visible.

Une œuvre pensée, entre clarté et douceur. Il acquiert une solide maîtrise technique, le coup de pinceau est sûr et libéré.

En 1935 il trouve son port d’attache parisien dans le 9earrondissement, rue Clauzel. Son atelier est situé tout près de l’illustre boutique du Père Tanguy, le marchand de couleur des Impressionnistes. Il y restera jusqu’à la fin de sa vie. En 1957, il expose avec « les Peintres de la Réalité Poétique ». En 1963, c’est la consécration, Caillard bénéficie d’une rétrospective à la Galerie Durand-Ruel.

Volet Vert, Volet Bleu.

Le peintre découvre l’île d’Ouessant en 1956. Il est subjugué par la beauté de l’île qui deviendra son refuge jusqu’à ses derniers jours. Entre enfermement et ouverture. L’ile va correspondre parfaitement à sa peinture, par ses phénomènes atmosphériques et ses variations de lumières, tout en alternances de violence et de douceur. A l’exemple de ces verts au milieu de bleus affrontant sans cesse les gris. Sa peinture fait corps avec les éléments, d’une agitation à l’autre. Du grain d’un ciel noir se déversant sur le grain de la toile, on traverse le coup de tabac. Sur cette même toile, l’éclaircie surgit tout aussi brutalement.

Mais ce qui fait la force des peintures d’Ouessant de Caillard c’est qu’il peint l’île intérieure et non la mer. Le piège est évité. Face à la beauté ébouriffante des rivages de l’île, la tentation est si forte de vouloir peindre ce choc de l’immense en colère et de la terre. Caillard comprend comme nul avant lui que c’est la création elle-même qu’il a sous les yeux. Il va alors intérioriser ce spectacle. Il ne peint pas la mer, ce si grand motif que même le plus grand des peintres n’auraient pas d’intérêt à défier tant il offre à voir l’absolu. Caillard peint l’intérieur des terres et surtout les maisons ouessantines. Celles-ci deviennent les uniques figures présentes, dressées seules contre les tempêtes. Leurs regards aux volets couleurs de ciels ou d’océans. Il n’y a personne. C’est un monde enclos, protégé par un muret de pierres sèches et une barrière fourbue où résistent quelques bleus éclatants. La présence du phare éclaire la mousse des mauves et le jaune des ajoncs. Des chemins de terres ne mènent nulle part, à moins qu’ils ne cheminent en les ocres de l’intime. Le ciel est bas, entre gris de la mer et bleus des nuages.

Christian Caillard a si bien saisi la Bretagne, jusqu’à son archétype, l’île. Très peu sont parvenus à dompter la puissance d’un tel motif, Caillard l’a fait.

Mathyeu Le Bal

Christian Caillard (1899-1985) à la Galerie de Bretagne

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Le Scouëzec sur les terres de Van Gogh

Publié le par LE BAL Mathyeu

Très belle exposition de rentrée à ne pas manquer!
Dans le cadre de exposition, ''Le peintre et l'intime'', au Musée Daubigny à Auvers-sur-Oise, venez découvrir les oeuvres Parnassiennes de Le Scouëzec, en compagnie des grands noms de l'art moderne.
Le Scouëzec sur les terres de Van Gogh

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Philippe Joseph Baschet

Publié le par LE BAL Mathyeu

A découvrir...

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Myriade
Acrylique, encre de chine, gouache et brou de noix sur bois
2013
50 x 70 cm.
 
"J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Millions d'oiseaux d'or, ô future vigueur ?"
Rimbaud

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