Philippe Joseph Baschet

Publié le par LE BAL Mathyeu

A découvrir...

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Myriade
Acrylique, encre de chine, gouache et brou de noix sur bois
2013
50 x 70 cm.
 
"J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Millions d'oiseaux d'or, ô future vigueur ?"
Rimbaud

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Pierre OMCIKOUS

Publié le par LE BAL Mathyeu

 Exposition de Printemps
Pierre Omcikous (Né en 1926 à Rijeka)
Le secret des silences

16 Mai – 11 Juillet 2013

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      Pierre Omcikous

Pierre Omcikous est un peintre et sculpteur serbe né le 6 octobre 1926 à Susak (Rijeka) en Yougoslavie.

Les parents de Pierre Omcikous, sa mère Dusanka et son père Petar, employé des chemins de fer, ont deux fils aînés, Cedomir juriste, mort à la guerre en 1944, et Branko, peintre. Installé à Belgrade en 1937, Pierre Omcikous commence à dessiner dès 1938. Il entre en 1941 à l'École des Arts Appliqués qu'il quittera pour participer de 1943 à 1945 au mouvement national de libération contre l'occupation nazie.

En 1945 il s'inscrit à l'Académie des Beaux-Arts de Belgrade, puis expose en 1946 au Salon d'Automne. Il va rompre rapidement avec l'institution et le réalisme socialiste pour travailler librement dans la ville de Zadar avec six autres étudiants dont sa future femme Kossa Bockhan, qui aboutira à la  création  du « Groupe de Zadar ». De 1948 à 1951 Pierre Omcikous vit à Rijeka, Belgrade où il est l'un des fondateurs du « Groupe des Onze ». Il réalise une première exposition personnelle à la Galerie Ulus en novembre 1951. Il exercera un grand nombre de métiers dont l’un, celui de peintre en bâtiment, sera imposé par l’administration de l’époque, par ironie sans doute vis à vis du jeune artiste... Plus tard ce sera l’un des sujets de prédilection du peintre, l’univers des chantiers, les ouvriers, la ville, les travaux...

 

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La partie de Water-Polo 1982

 

En mai 1952, Pierre Omcikous et sa femme arrivent à Paris,  s'installent à l'Hôtel du Vieux-Colombier que dirigent les  peintres Louis Nallard et Maria Manton. Ils y rencontrent les peintres Poliakoff, Hartung et le critique d'art Charles Estienne. En 1955, Pierre Omcikous présente une première exposition personnelle à Paris à la Galerie Arnaud. Il participe régulièrement au Salon de mai  et au Salon des réalités nouvelles.

En 1957, il construit lui-même son atelier à Gentilly où il hébergera son ami Jean Sénac. Il construira également sa maison-atelier sur l’île de Korcula, dont la vue de la terrasse sur la baie Adriatique lui inspirera de nombreuses toiles, de la série : Effets lumières. Après une exposition  au Musée d'art contemporain de Belgrade en 1965, Omcikous organise des rencontres internationales artistiques autant sur la mosaïque, que l'intégration des arts plastiques dans l'architecture ou les mass-médias.

Suivront par la suite de nombreuses expositions dans les musées et galeries de toute l’Europe : 61 expositions personnelles et 170 expositions collectives, jusqu’à l’exposition rétrospective au Centre Culturel de Serbie à Paris en face du Centre Pompidou en 2012. Et tout dernièrement la création de la Fondation Boksan-Omcikus et une très large exposition sur les portraits à Belgrade, faisant justement suite à la création de cette fondation.

Pierre Omcikous est membre de l'Académie des Sciences et des Arts de Serbie depuis 1994.

Inspirée des parfums et paysages des côtes de l’Adriatique. Une peinture dont le caractère est issu des grandes traditions de la représentation occidentale.

 

Une peinture intime, libre des systèmes, sans cesse renouvelée.

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Le secret des silences                                                                                                     Les arômes visibles d’une réalité cachée.

 

C’est aux Editions l’Âge d’Homme, à la librairie de la rue Férou, au pied de l’Église Saint-Sulpice que j’ai vu pour la première fois les œuvres du peintre Pierre Omcikous. Il y avait là une série de portraits d’écrivains, un bronze robuste, un impressionnant tableau sur les bombardements de la Serbie, et le portrait du fondateur, Vladimir Dimitrijevic. Cela m’a suffit, je n’avais pas besoin d’en voir davantage tant ce qui se tenait devant moi, m’assurait de la qualité que je cherche en peinture.

Ce n’est que bien après, qu’eut lieu ma rencontre avec le peintre, je remercie d’ailleurs la maison d’édition l’Âge d’Homme de l’avoir organisée. La première visite de l’atelier de Gentilly fut marquante, quelques œuvres, peu, du moins pas assez pour se faire une vision précise d’exposition.

Mais, j’y fus immédiatement touché par les oiseaux, - des mésanges -, qui entraient librement dans l’atelier par le biais d’une verrière. Le peintre les nourrissait là, entre chevalets et tableaux posés sur des tapis maculés de peinture ; j’ai trouvé la cohabitation poétique pour ne pas dire franciscaine.

 

 Le barbier     

 
Le Barbier 2012
 

Reconnu par tous aujourd’hui comme étant l’un des plus importants peintres slaves de sa génération, Pierre Omcikous arrive à Paris en 1952 et fréquente des peintres comme Poliakoff, Hartung, ou encore le critique d’art Charles Estienne. Sa peinture, forte et profonde, est empreinte d’expression de pure humanité. Loin des séductions de l’idée, elle s’incarne dans la matière de la vie elle-même. La matière est épaisse, puissante ; des vibrations y sont franches, sensibles, s’y meuvent des reflets, mouvements denses  et musclulesques. Parfois là ou ici, un scintillement qui semble rentrer, revenir dans la toile. Parfois encore ces tons comme des phosphorescences. Rien de plus que le vivant, dont le vrai se révèle peu à peu.

Ce qui m’intéresse profondément et qui est l’esprit de la galerie, c’est de trouver dans cette peinture une authenticité, c’est à dire ce refus du mensonge. Même si ce refus prend les traits d’une apparente marginalité. Elle nous offre étonnamment à découvrir un sentir. En un mot cette peinture a du souffle, du coffre, autrement dit tout le contraire de cette mode des idées. Ainsi, nuls effets, ni surenchère de style, juste un parfum. Les arômes visibles d’une réalité cachée.

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île de Korcula  2012

 
Des silences qui parlent, d’une voix que seul saisit le regard. Mais qui parle ? Est-ce l’intimité de l’œuvre elle-même ou sa part d’extériorité ? Et derrière les brumes épaisses que constitueraient les couches de peinture, on avance de lueur en lueur vers un dépouillement extrème, brutal comme une clarté.

De l’île de Korcula jusqu’à Montparnasse.

 

Une peinture aux parfums adriatiques de l’une des figures majeures et des plus secrètes du Paris de ce dernier demi-siècle. La Galerie Les Montparnos est vraiment heureuse de vous inviter à l’exposition des œuvres du peintre Pierre Omcikous.

Mathyeu LE BAL

 


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      La galerie est très heureuse de vous convier au vernissage qui aura lieu le :

Jeudi 16 mai 2013 à partir de 18h30

En présence de l'artiste

Elle tient à remercier particulièrement pour leur aide précieuse à l’organisation de cette exposition :

Les Éditions l'Âge d'Homme, Mery Chiarini, Ainsi que Bogdan-Mihai Dragot pour les photographies de l'exposition.

 © B-M D.

Le catalogue de l'exposition en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://en.calameo.com/read/001532028a60f07d70182

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En chantier

Publié le par LE BAL Mathyeu

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© Bogdan-Mihai Dragot

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Benjamin Bozonnet

Publié le par LE BAL Mathyeu

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Ex-voto,

Les fossoyeurs

Huile sur panneau, 2012

Signée au dos de l'oeuvre

45 x 60 cm.

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Le Scouëzec Douarnenez 2012

Publié le par LE BAL Mathyeu

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Tableaux choisis

Publié le par LE BAL Mathyeu

Après le beau succès de l'exposition Isaac Celnikier,

La galerie présente un accrochage d'art moderne et contemporain. 

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Maurice Le Scouëzec (1881-1940)
Nu au miroir, les bras levés
Montparnasse, novembre 1918
Huile sur papier marouflé sur toile
Signée en bas à droite ; cachet d'atelier bd
N°965 du catalogue des oeuvres.
61 x 48 cm

 

ART MODERNE :

Henry de Waroquier, Jules Pascin, Sam Granovsky, Jules-Emile Zingg, Alexis Merodack-Janneau,

Isaac Dobrinsky, Achille Emile Othon Friesz, Maurice Le Scouëzec, Manuel Ortiz de Zarate,

Max Jacob, Auguste Clergé.

ART CONTEMPORAIN :

Robert Clévier, Isaac Celnikier, André Queffurus, Yann Queffélec, Frédéric Jacquin,

Benjamin Bozonnet, Catherine Rafenberg...

 

Jules émile Zingg

Jules-Emile Zingg (1882-1942) 
 La côte de granit rose 
 Bretagne, autour de 1920 
 Huile sur toile 
 Signée en bas à droite. 

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Vie de la galerie

Publié le par LE BAL Mathyeu

Conférence - signature

Jeudi 29 novembre à partir de 19h00

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Dans le cadre de l'exposition d'Isaac Celnikier 

''Au commencement était la couleur''

La galerie est heureuse de vous inviter à une rencontre-signature autour du livre

Yves Goulm

''Apparition'' / Oeuvres d'Isaac Celnikier

 (éd.Albiana)

Une conférence de l'auteur se tiendra à la galerie à 19h00

"Jamais il n'écrivit sur Piotr dans son hebdomadaire. Il n'en fit jamais le portrait. Comment aurait-il pu? Qui pouvait écrire sur ces Têtes? Personne. Personne n'écrivait comme il gravait. Personne n'avait jamais écrit comme il gravait. Qui écrirait un Visage pour l'hachurer ensuite, pour le strier de suie? Qui bâtirait le poème de la Face pour le raturer? Qui rimerait la littérature de la Face pour la biffer avec frénésie une fois l'harmonie atteinte? Qui parviendrait à faire apparaître une Révélation, à faire se révéler une Apparition pour l'encombrer de gribouillis, pour la charger, la surcharger? Qui traquerait le beau en mots tissés pour mieux le rayer, le dérayer par les sillons du laid, les souillures de l'effacement?"

(in L'Apparition, Yves Goulm, éd. Albiana)

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Exposition Isaac CELNIKIER

Publié le par LE BAL Mathyeu

ISAAC CELNIKIER

Varsovie 1923 - Ivry-sur-Seine 2011

Au commencement était la couleur

27 SEPTEMBRE - 4 DÉCEMBRE 2012

 

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Isaac Celnikier est né à Varsovie le 8 mai 1923.

Au moment de l’occupation allemande, en 1939, il s’évade de Varsovie pour Bialystok. De 1941 à 1943, il est enfermé au ghetto de Bialystok. Il travaillera dans la menuiserie et l’atelier de Oscar Steffen; il rencontre plusieurs peintres dont Abraham et Gina Frydman, Haïm Urison, Haïm Tyber et les frères Zeidenboitel.

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De 1943 à 1945 il est emprisonné à Lomza, puis déporté dans les camps nazis de Stuthoff, Birkenau, Buna, Sachsenhausen et Flossenburg. En 1945 il est libéré puis interné dans le camp soviétique de Sumperk, en Moravie, d’où il s’évade vers Prague. C’est alors qu’il étudie à la Haute Ecole des Arts Appliqués, dans l’atelier Emile Filla.

Il retourne ensuite à Varsovie où il séjourne jusqu’en 1957. Il y fonde le mouvement artistique dissident «Arsenal». En 1955, il peint la toile «Ghetto», exposée par «Arsenal». Il a vécu depuis à Paris. En 1958, il  commence la toile «Ghetto à l’ange». A la fin des années 60, il séjourne en Israël où il réalisera la grande série des paysages. C’est à son retour qu’il commence à travailler sur les gravures qui ont pour thème la Shoa. Isaac Celnikier a été fait Chevalier des Arts et Lettres par André Malraux en 1967.


Isaac Celnikier est mort à Ivry-sur-Seine le 11 novembre 2011.

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Au commencement était la couleur

Serait-ce peut-être un tableau ?  


Un tableau ou le lieu où ça ne ment plus. Remonté de la source, jusqu’à l’étymologie non plus des mots mais des couleurs.

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Un tableau qui dirait : «au commencement» ou «c’était ainsi», par les couleurs. Une oeuvre non encore saturée, faite de matière primitive, une force des hauteurs, déterminée. Des couche-après-couche qui, paradoxalement, auraient tout enlevé de ce qui n’est pas.  

 

Je me souviens de ce mot de la tradition juive qui m’a profondément marqué, le tsimtsoum. En hébreu tsimtsoum, la contraction.

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Pour permettre la création du monde, Dieu (la lumière totale) se serait retiré, afin de pouvoir créer une réalité extérieure à lui-même. La lumière s’en va et crée ainsi l’ombre. Le monde aurait été créé ainsi. Le grand tout de la lumière qui intentionnellement s’en va, créant un vide, l’espace nécessaire et obscur qui cherchera par lui-même à revenir au tout. Au tout par une empreinte laissée.

A y comparer peut-être le rapport avec l’acte pictural, le peintre se retire progressivement pour que l’oeuvre puisse apparaître et retrouver la lumière des débuts.

Je me souviens avoir vu un jour un tableau d’Isaac Celnikier. C’était un paysage de Jérusalem. La terre, le ciel séparé par l’horizon. Un grand paysage modelé par la lumière elle-même. Le voici à nouveau.

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Face à ce paysage on est saisi, le tableau s’empare du regard, comme suspendu. C’est un instant bon où le temps s’arrête, l’art a ce pouvoir, dit-on, et dans cet instant particulier tout est réuni, un parfum de bien-être. Un voir qui pénétrerait le coeur secret des choses.

Les yeux dans le tableau on se rend compte précisément de l’envergure de ce qui s’agite.

Le visuel d’ensemble se présente comme un véritable tremblement. Babylone. Le sol de l’oeuvre, sa terre, est un doux mélange entre fusion granitique et palette incendiée. La matière libérée se duelle avec le trait du pinceau et les intentions du peintre. L’oeuvre tiraille dans tous les sens.

Des passions de feu à la raison des essences.

lutte

A la fin, les blancs, les ocres, les jaunes et les bruns trouvent leur place sur la surface de la toile, en purs blocs de pulse. La terre et les traits d’encre à la plume sont un.

Avec du recul, derrière la matière, le silence qui se donne à voir est assourdissant. Du tremblement de la pâte, de la couleur écrasée, naît un ordonnancement.

Un ordre sans plans, plus caché encore, où se filtre parfois l’ultrasensible.

A nous faire voir au plus loin de l’horizon, à scruter au plus enfoui de notre propre surface.

La terre est retrouvée par ce tableau.
 Au-dessus de la terre, un coin de ciel.
Tout est calme, serein.
Plus qu’une couleur.
 Un bleu uni.
 Victorieux et bon.
 

Au commencement était la couleur 

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Ainsi, la Galerie Les Montparnos est heureuse de vous convier

au vernissage de l'exposition qui aura lieu le 

 jeudi 27 Septembre à partir de 18 H 30

Elle remercie chaleureusement Anne, Sarah, Yoshua et Jacob Celnikier 
pour leur aide et leur amitié pendant la préparation de cette exposition.

Le catalogue de l'exposition en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://en.calameo.com/read/001532028265857e52d1d

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Isaac CELNIKIER - Exposition en préparation

Publié le par LE BAL Mathyeu

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Les confidences de la lueur

Publié le par LE BAL Mathyeu

Un belle accrochage des dernières oeuvres de Benjamin Bozonnet à découvrir cet été à la Galerie de Bretagne.

Bozonnet

L'ombre de l'ombre
Huile sur toile, 2012
36,5 x 36,5 cm
Signée au dos de l'oeuvre.

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