événement : Invitation vernissage

Publié le par LE BAL Mathyeu

événement : Invitation vernissage
On ouvre et l'on ferme des portes
et des mains lèvent des miroirs
lourds de lumière, que m'importe
si je suis parfumé de soir ?
 
André Salmon
 
Chers amis,
 
Les beaux jours sont devant nous.
Et pour fêter la venue du printemps, la galerie Les Montparnos est très heureuse de vous inviter au vernissage de sa grande exposition d'Art Moderne de l'année consacrée à l'un des derniers atelier d'époque du Montparnasse.
 
Intitulée :
 
8 rue de la Grande Chaumière
Auguste Clergé (1891-1963) & Colette Chasseigneaux (1925 - 2017)
 
Le vernissage se tiendra à la galerie 
 
le jeudi 28 mars à partir de 18h30.
 
Exposition du 28 mars au 20 mai 2019.
 
Présentation :
 

Mars 2017, Colette Chasseigneaux nous quitte. Elle était pour tous l’une des dernières figures héroïques du Montparnasse de l’entre-deux-guerres. Peintre mais également  modèle, avec sa sœur Solange, pour les plus importants artistes de l’époque, les fameuses « heures chaudes » du quartier de l’art moderne. Deux sœurs, très belles, qui tant symbolisaient la soif de liberté de cette génération incroyable. Colette sera ainsi la dernière compagne du peintre Auguste Clergé, le Monsieur Loyal du Montparnasse, silhouette incontournable et légendaire de ceux qu’on appellera bientôt « les Montparnos », le créateur des expositions dans les cafés et brasseries, celui qui faisait se rencontrer les peintres et sculpteurs. Auteur d’une des peintures des colonnes de la brasserie La Coupole. Peintre des bistrots et cabarets, du cirque, de « la Zone » de Paris, dont l’œuvre toute entière aura été consacrée à restituer  la vie des braves gens emprunte d’une pâte d’humanité vraie.

Colette, Solange et Clergé, une vie à trois pour la peinture, un atelier commun qui se trouvait au 8 rue de la Grande Chaumière, adresse historique. On le sait, c’est dans cet immeuble que Modigliani passera les 3 dernières années de sa vie fulgurante avec sa compagne Jeanne Hébuterne. C’est ici aussi qu’un peu plus tôt Gauguin avait vécu dans l’atelier d’Alphonse Mucha.

En ouvrant, presque un siècle après les années 20, la porte de cet atelier, rien n’avait changé, tout dans son jus était là, conservé dans cette atmosphère d’histoire de l’art, à peine couverte de poussière ; à y respirer encore tout ce qui fit l’épopée du carrefour Vavin. Au pied de l’immeuble, une petite cour intérieure avec son banc de fer forgé pour s’asseoir, le temps de regarder le ciel, et le grand arbre pour écouter et atteindre la grande verrière de l’atelier de si vétuste authenticité… A dire au plus juste, une page encore ouverte du livre de ce qu’on appelle aujourd’hui l’Art Moderne. Dans l’atelier étaient là, entreposées, les œuvres des peintres Auguste Clergé et Colette Chasseigneaux ainsi que celles de leurs amis peintres, sculpteurs et photographes de l’Ecole de Paris.

Par sa nouvelle exposition, la galerie Les Montparnos vous invite à découvrir l’histoire d’un lieu extraordinaire. Rue de La Grande Chaumière, un des noms les plus mythiques de l’histoire du Montparnasse. Le célèbre atelier de l’Académie, au 14 de la rue, vient d’être vendu au grand dam de tous et chacun, laissant son avenir incertain. Et comme en écho, l’atelier du 8 disparaissait en même temps.

C’est lui qui vous ouvre sa porte une dernière fois par cette exposition. Les œuvres, ainsi que des photographies et documents y seront présentés. A cette occasion un riche catalogue sera proposé racontant l’histoire de cet atelier, ultime témoin de ce que fut le quartier quand Paris était la capitale mondiale de l’art. Un événement.

 

 

Auguste Clergé (1891-1963), Colette aux fleurs blanches, huile, 55 x 46 cm.

Auguste Clergé (1891-1963), Colette aux fleurs blanches, huile, 55 x 46 cm.

Quelques oeuvres à découvrir

Auguste Clergé (1891 – 1963), La cour du chiffonnier, Zone de Paris, 1953

Auguste Clergé (1891 – 1963), La cour du chiffonnier, Zone de Paris, 1953

Vladimir Naïditch (1903 – 1980), Portrait de Solange Chasseigneaux, Montparnasse, atelier NaïditchVladimir Naïditch (1903 – 1980), Portrait de Solange Chasseigneaux, Montparnasse, atelier Naïditch

Vladimir Naïditch (1903 – 1980), Portrait de Solange Chasseigneaux, Montparnasse, atelier Naïditch

Auguste Clergé (1891 – 1963), Nicole Chasseigneaux, 1959

Auguste Clergé (1891 – 1963), Nicole Chasseigneaux, 1959

Pinchus Krémègne (1890-1981), Sous bois près de Céret, fusain sur papier

Pinchus Krémègne (1890-1981), Sous bois près de Céret, fusain sur papier

Colette Chasseigneaux (1925 – 2017) Vieille cour d’atelier, Paris

Colette Chasseigneaux (1925 – 2017) Vieille cour d’atelier, Paris

Auguste Clergé (1891 – 1963) Claudie et la Sainte-Victoire, 1955 Aix-en-Provence
Auguste Clergé (1891 – 1963) Claudie et la Sainte-Victoire, 1955 Aix-en-Provence

Auguste Clergé (1891 – 1963) Claudie et la Sainte-Victoire, 1955 Aix-en-Provence

Auguste Clergé (1891 – 1963)    Petit café sur la Zone de Paris, 1953

Auguste Clergé (1891 – 1963) Petit café sur la Zone de Paris, 1953

      Auguste Clergé (1891 – 1963) Jeunes femmes à la fontaine, 1955 Aix-en-Provence

Auguste Clergé (1891 – 1963) Jeunes femmes à la fontaine, 1955 Aix-en-Provence

Solange chez le peintre Naïditch

Solange chez le peintre Naïditch

Colette Chasseigneaux (1925 – 2017) Moi-même posant nue pour Clergé Dans l’atelier de la Zone, 1956Colette Chasseigneaux (1925 – 2017) Moi-même posant nue pour Clergé Dans l’atelier de la Zone, 1956

Colette Chasseigneaux (1925 – 2017) Moi-même posant nue pour Clergé Dans l’atelier de la Zone, 1956

Colette Chasseigneaux (1925 – 2017) Jardin du Luxembourg, les petites chaises vertes

Colette Chasseigneaux (1925 – 2017) Jardin du Luxembourg, les petites chaises vertes

Colette Chasseigneaux (1925 – 2017) La robe blanche

Colette Chasseigneaux (1925 – 2017) La robe blanche

Et bien d'autres encore...

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8 rue de La Grande Chaumière, les peintures du dernier atelier

Publié le par LE BAL Mathyeu

Auguste Clergé (1891-1963) 

Colette Chasseigneaux (1925-2017)

Les Amants du Parnasse

C’est l’histoire d’un atelier. D’une adresse située au n°8 rue de la Grande Chaumière, à deux pas de l’illustre académie de modèles vivants. Au seuil de la porte d’entrée de l’immeuble, sur la façade, une plaque en marbre sur laquelle on peut lire « Atelier Gauguin & Modigliani ». Un bâtiment regroupant plusieurs ateliers. En 1893 le peintre Alphonse Mucha invite Gauguin à partager son atelier. Plus tard, de 1917 à 1920, le couple Jeanne Hébuterne et Modigliani auront leur atelier-logement dans l’immeuble. C’est ici que Modigliani va passer les derniers jours de sa vie.

Copyright : David Raynal

Copyright : David Raynal

En franchissant la porte on entre dans un petit couloir, un peu plus loin on découvre une cour. Un lieu clos, envoûtant, magnétique. Dans cette cour, en levant les yeux, on aperçoit des verrières comme autant de possibles d’ateliers. Plus bas un petit carré de verdure où trône un socle massif de pierre taillée et d’autres imposants blocs de pierre éparpillés dans l’herbe tels les vestiges abandonnés d’une cité oubliée. Un grand arbre habille majestueusement de vert  cette construction d’âme. A l’ombre de l’arbre, une table de jardin en fer forgé, deux ou trois chaises. Au fond de la cour, la cage d’escalier, il fait sombre, l’ambiance est crépusculaire, diffuse, un quelque chose d’enfoui. On entre dans un secret.

Copyright : David RaynalCopyright : David Raynal

Copyright : David Raynal

On monte les marches de cet escalier, des marches d’un bois vieux, craquant, épuisé, la main longeant la rampe qui lente serpente dans cet obscur à peine éclairé par le vasistas du dernier étage. Les murs décrépis ou crépis de lambeaux ajoutent un sentiment presque peu rassurant. Une atmosphère qui rappelle « Le philosophe » de Rembrandt, vieil homme assis près de sa fenêtre méditant au pied d’un escalier à vis qui monte. Invitation silencieuse proposée à l’esprit à s’engager dans une montée des marches. Arrivé au deuxième étage, au fond du couloir, une porte. Se saisir de la poignée, la tourner en écoutant clencher le mécanisme de la serrure puis pousser, dans un grincement, cette porte de vétusté. Soudain, une lumière provenant de l’intérieur oblige l’œil à passer de l’ombre à la clarté. Et là, se dévoile un atelier.

Copyright : David Raynal

Copyright : David Raynal

Une vision d’un délabrement merveilleux. On remarque en premier lieu la verrière imposante qui domine la pièce de toute sa hauteur et l’inonde de jour. Du dehors monte le grand arbre de la cour.  Un air poussiéreux enveloppe ce décor d’une épaisseur sentimentale. On est accueilli d’entrée de jeu par un vieux poêle à charbon, un « Godin » assis là tel un impassible chien de placide garde. Au sol, le parquet gondolé, éventré, fourbu, a les lignes de bois d’un poème. Affaissé par le poids du temps, il semble s’effondrer et s’enfoncer dans l’appartement du dessous. Du sol au plafond… Le toit à présent ; c’est une tôle ondulée, parsemée de trous et de fissures, d’où l’on imagine les jours de pluie le bruit rassurant du ploc-ploc des gouttes d’eau qui tombent et entrent comme fentes de ciel trouvant refuge dans l’atelier à travers le plastique usé. Parlons du grand mur ; c’est une toile de peinture vierge qui servait d’isolant de fortune et camouflait les cicatrices du béton. Une tapisserie brûlée par les âges affaissés. Au fond de la pièce unique, une mezzanine qu’on atteint par un vénérable escalier en bois. Le mobilier est succinct, un buffet où se regardent les objets d’une vie, les souvenirs témoignant de voyages, une conque, un vase polynésien, un coq Portugais. Une immobilité de vivants sentiments. Deux lits rudimentaires, un en haut de la mezzanine, l’autre en bas. Dernière particularité, un détail peut-être à ne pas oublier… des tableaux… une foule de tableaux…

Copyright : David RaynalCopyright : David RaynalCopyright : David Raynal

Copyright : David Raynal

Par paquet… Par paquet partout, empilés les uns sur les autres, superposés de façon anarchique

dans les étagères, entassés dans les racks et grilles aléatoirement prévus à cet effet. Un à-ras-bord rangé comme peut dans tous les coins, tous les meubles, tous les restes d’espaces libres. Des tableaux partout. Sur les murs, bien-sûr, accrochés selon un ordre mystérieux. Des tableaux posés par terre, le tout baignant dans une aura épaisse de poussière accumulée.

C’est l’histoire d’un atelier au n°8, rue de la Grande Chaumière.

 Et on est à Montparnasse. En ouvrant cette porte sur des décennies passées, tout est là, tel, comme si rien n’avait bougé. Au dehors, le monde a changé à une allure folle, en un demi-siècle plus qu’en mille ans, et les artistes ont quitté le carrefour Vavin emportant avec eux les éclats de la lumière de l’esprit. Montparnasse est retombé dans l’ordinaire, aujourd’hui d’un quartier de bureaux. Les terrasses de cafés sont vides ou banales. Hier s’est évaporé dans quelque éther. Mais là, au 8 rue de la Grande Chaumière, tout est encore là, préservé dans la poussière de l’intemporel. Les heures semblent s’être renversées. Ce dehors des aujourd’huis modernes vieillit si vite quand cet intérieur croulant, restitue pour toujours les embrasements d’une jeunesse hors limite. Hier était si jeune.

 

Copyright : Pierre Jahan, dans l'atelier de Clergé

Copyright : Pierre Jahan, dans l'atelier de Clergé

Sur les tableaux, on distingue deux signatures, celle d’Auguste Clergé et celle de Colette Chasseigneaux. Tout autour se laisse découvrir d’autres noms, ceux des amis, le groupe constitutif du cœur chaud de ce Montparnasse de l’entre-deux-guerres, Krémègne, Volovick, Naiditch, Le Scouëzec, Schreter, Eberl… Ce lieu était l’atelier du couple de peintres Auguste Clergé et Colette Chasseigneaux. Ils y ont vécu avec Solange Chasseigneaux la soeur de Colette. Un peintre et les deux frangines inséparables.

Solange et Colette Chasseigneaux

Solange et Colette Chasseigneaux

Au tout début Clergé était marié à Alice Reichen, comédienne de la troupe des Pitoëff, ils se sont installés dans cet atelier tous les deux durant la Seconde Guerre. Colette est alors arrivée vers 1948, elle était modèle et posait pour les peintres. Clergé tomba sous le charme de sa beauté, elle avait 34 ans de moins que lui. L’atelier était partagé entre les répétitions de théâtre d’Alice, et Colette qui posait pour Clergé. Ils vivront deux-trois ans ainsi tous les trois. Mais peu à peu les jalousies s’insinuent tandis que ce qui devait arriver, advint, Clergé et Colette tombent amoureux l’un de l’autre, plongeant Alice dans un chagrin dévastateur. Elle quitta l’atelier laissant Clergé et Colette dans ce décor théâtral. Solange, la sœur de Colette, arriva peu après. Les deux frangines posaient pour les plus importants peintres de l’époque et s’improvisèrent pour ceux-ci courtières en art afin d’améliorer le quotidien d’une vie d’artiste. La grande beauté des deux sœurs était bien connue des peintres et des sculpteurs. Et plus qu’une modèle, Colette était peintre. Initiée en grande partie par Clergé, ils vont bientôt peindre ensemble. Colette, muse, modèle et peintre. L’atelier devient l’écrin de leur passion, une histoire d’amour, d’art, d’atelier. De Jeanne à Modi, de Colette à Clergé. Une adresse, un abri en marge des bruits des boulevards et du carrefour où le temps défile et fuit sans cesse. Un atelier comme un lieu ceint où l’on préserve l’esprit de la brutalité des dehors. Là, en secret, peuvent s’épanouir les âmes aimantes.

Copyright : André Kertész

Copyright : André Kertész

Une tanière suspendue au Mont Peinture, les Muses y dansent encore fêtant les amants du Parnasse. De l’amour à la toile, de la toile aux chatoiements de l’éternité. Peut-on espérer plus beau motif pour un peintre que l’amour lui-même. Quel regard porte Clergé sur Colette lorsqu’il la peint ? Un regard amoureux, un regard de peintre ? Et quel regard porte Colette sur Clergé lorsqu’elle pose nue face à lui ? Un regard de modèle, de peintre, un regard d’éprise ? Dis-nous, Atelier, qu’as-tu vu de leur complicité ?

Une matière faite de sentiments. Dans les œuvres des deux peintres s’observent les traces d’un lien indissociable. Serait-ce un tableau à deux mains ? Les mêmes couleurs, le même chevalet, une palette pour deux. Chasseigneaux signe Clergé et Clergé signe Chasseigneaux ? Tout se fond et s’enchaine dans les couleurs lorsque la touche et le trait se ressemblent, se rassemblent, se retrouvent. C’est à elle, c’est à lui. C’est lui, c’est elle. Ensemble dans l’atelier, ensemble dans le tableau. Les mêmes sujets, paysages, modèles ou amis de passage. Bien sûr le maître c’est Clergé, mais les aquarelles de Colette, quand même ! … Ses fondus, ces tons sans dessins, ses intuitions chromatiques, ces rivages de Tahiti, ses lunes qui éclairent les plaines, ces couchers de soleil sans couleur, au lavis d’encre qui illumine les campagnes. Mais Clergé ! … Ces cirques, ces zones, ces bistrots, l’humanité peinte, une peinture aux accents, au caractère, aux saveurs populaires. Les paysages de Paris, de Provence, de Bretagne et de tout ces ailleurs traversés. Dans l’atelier c’est l’amour qui tient la pose.

 

Copyright : Pierre Jahan. Colette Chasseigneaux dans l'atelier du 8.
Copyright : Pierre Jahan. Colette Chasseigneaux dans l'atelier du 8.

Copyright : Pierre Jahan. Colette Chasseigneaux dans l'atelier du 8.

Le peintre Clergé partage la fin de sa vie entre cet atelier et celui de La zone Porte des Lilas, il décède à l’hôpital Laënnec en 1963, laissant l’atelier à Colette et Solange. Et la vie continua…

Colette est décédée en mars 2017 Solange un peu avant en 2009.

Auguste Clergé (1891-1963)

Auguste Clergé (1891-1963)

Quelle émotion ce fut d’ouvrir cette porte et de découvrir plus d’un demi-siècle plus tard que rien n’avait changé. Pendant longtemps Colette se lavait à l’eau froide comme s’il fallait que ce lieu soit celui d’un monde qui ne change pas. Cette poussière… quand les êtres disparaissent, l’amour disparait-il avec eux ? Cette étrange sensation en entrant dans l’atelier que l’amour n’avait pas quitté les lieux, qu’il était encore là, attaché à cette espace, accroché aux objets, si présent dans les tableaux. Aujourd’hui l’atelier a été vendu, et cette histoire constitue un chapitre tout entier du grand livre du Montparnasse de légende. Aussi la Galerie Les Montparnos est incroyablement heureuse de vous raconter le récit de cet atelier, l’histoire de Clergé et de Colette, de Solange et de leurs amis. Parce que notre Montparnasse si aimé réclame plus que jamais des pages à sa propre mémoire. Parce que ce Montparnasse c’était Paris capitale des arts. Parce que ses rues avaient pour nom ses artistes qui ont fait l’histoire. Ainsi, autour d’une sélection étonnée d’œuvres et de documents d’époque, cette exposition restituera t’elle  cette atmosphère où tournoient encore les muses des Amants du Parnasse.

 

Mathyeu Le Bal

Copyright : David Raynal

Copyright : David Raynal

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A venir bientôt, l'exposition de printemps

Publié le par LE BAL Mathyeu

8 rue de la Grande Chaumière, les peintures du dernier atelier. Copyrignt Pierre Jahan

8 rue de la Grande Chaumière, les peintures du dernier atelier. Copyrignt Pierre Jahan

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Les peintres de l'école de Paris jusqu'au 25 mars

Publié le par LE BAL Mathyeu

Ossip Lubitch (1896 - 1990), Le clown, huile sur toile, 84 x 42 cm

Ossip Lubitch (1896 - 1990), Le clown, huile sur toile, 84 x 42 cm

Adolphe Feder (1886 - 1943), la jeune femme aux mains jointes,1937, aquarelle, 45 x 32 cm

Adolphe Feder (1886 - 1943), la jeune femme aux mains jointes,1937, aquarelle, 45 x 32 cm

Ossip Lubitch (1896 - 1990), le jardin sous la neige, huile, 37 x 54 cm.

Ossip Lubitch (1896 - 1990), le jardin sous la neige, huile, 37 x 54 cm.

Ossip Lubitch (1896 - 1990), femme à la lecture, pastel, 39 x 30 cm

Ossip Lubitch (1896 - 1990), femme à la lecture, pastel, 39 x 30 cm

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Schraga Zarfin (1899-1975)

Publié le par LE BAL Mathyeu

A l'occasion du 120ème anniversaire de sa naissance, la galerie Les Montparnos est très heureuse de présenter deux oeuvres du peintre de l'école de Paris, Schraga Zarfin. 

Schraga Zarfin (1899-1975)
Nef avec fenêtres à petits carreaux, huile, 81 x 60 cm

Nef avec fenêtres à petits carreaux, huile, 81 x 60 cm

Schraga Zarfin (Sam) est né à Smilovitchi en Biélorussie, tout près de Minsk, dans la même ville que Chaïm Soutine, son aîné de 6 ans. Il étudie à l'école des beaux-arts de Vilnius comme Soutine, Kikoïne et Krémègne.

D'origine juive, il émigre en Palestine en 1914, puis il part pour Berlin où il rencontre les peintres expressionnistes allemands et sera influencé par Max Liebermann. Il arrive à Paris en 1924 et retrouve à Montparnasse son ami d'enfance Soutine. Il restera à Paris jusqu'en 1940. 

C'est une oeuvre merveilleusement sensible, personnelle, qui ne ressemble à aucune autre, avec cet onirisme unique dans le paysage l'école de Paris. Entre force de l'expressionnisme allemand et angélisme d'une Séraphine de Senlis. Une matière faite de glacis d'huile déposé à fleur de toile. Une technique étudiée et soignée. On y voit des intérieurs d'églises, des nefs de cathédrales d'où émane par les vitraux un kaléidoscope des couleurs. Un nouveau grand nom aux murs des Montparnos.

Entrelacs Bleus, huile, 81 x 60 cm.

Entrelacs Bleus, huile, 81 x 60 cm.

Schraga Zarfin (1899-1975)

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Joyeuses fêtes!

Publié le par LE BAL Mathyeu

Maurice Le Scouëzec (1881-1940) Les maquerelles d'Anvers, 1924, huile, 80 x 100 cm.

Maurice Le Scouëzec (1881-1940) Les maquerelles d'Anvers, 1924, huile, 80 x 100 cm.

La galerie Les Montparnos vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année et vous donne rendez-vous mi-janvier 2019 pour de nouvelles aventures autour de notre si cher Montparnasse de légende ainsi qu'autour de l'Art Vivant qui poursuit sa route avec force et passion.

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Het Kwiatkowska - événement de clôture

Publié le par LE BAL Mathyeu

Autoportrait, 1942, huile sur toile, 72 x 54 cm.

Autoportrait, 1942, huile sur toile, 72 x 54 cm.

Devant le succès espéré mais cependant agréablement surprenant de l'exposition Het Kwiatkowska (1882-1956), il a été décidé avec Jean-François Thibault du prolongement de l'exposition jusqu'au samedi 8 décembre.

A cette date et en guise d'événement de clôture, l'historienne de l'art Marta Chrzanowska-Foltzer donnera une conférence à la galerie sur l'histoire de la peinture polonaise au début du XX ème siècle à Montparnasse. Conférence suivie d'un débat et d'un verre de l'amitié.

Vous connaissez la galerie... Nous ne pourrons pas accueillir plus de 30 personnes en place assise, aussi n'hésitez-pas à me confirmer votre présence par e-mail ou téléphone :

contact@galerielesmontparnos.com ou 06 33 38 95 25

Conférence donc le samedi 8 décembre à 17h30.

Mathyeu Le Bal

Femme des tropiques, 1927, huile sur toile, 81.5 x 65.5 cm

Femme des tropiques, 1927, huile sur toile, 81.5 x 65.5 cm

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Catalogue en ligne de l'exposition Het Kwiatkowska

Publié le par LE BAL Mathyeu

*La version papier est disponible à la galerie (10 euros)

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Invitation Vernissage

Publié le par LE BAL Mathyeu

La galerie Les Montparnos vous donne rendez-vous pour le vernissage de sa belle exposition de rentrée le jeudi 25 octobre à partir de 18H30.

La galerie Les Montparnos vous donne rendez-vous pour le vernissage de sa belle exposition de rentrée le jeudi 25 octobre à partir de 18H30.

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Het Kwiatkowska (1882-1956) Les chairs de l'âme

Publié le par LE BAL Mathyeu

Het Kwiatkowska (1882-1956) Les chairs de l'âme

Exposition événement

Het Kwiatkowska

(Varsovie 1882 - Paris 1956)

Les chairs de l'âme

Pourquoi un nom plus qu’un autre ?

Il y a tant de noms qui ont fait partie de ce Montparnasse de l’entre-deux-guerres, tant d’entre eux qui sont tombés dans l’oubli après la Seconde Guerre mondiale. On en a retenu si peu, une dizaine tout au plus qui ont - par leur postérité -  jeté hors la mémoire des centaines d’autres, attirant tous les projecteurs sur eux.

C’est une histoire inachevée à laquelle manque un grand nombre de pages et de chapitres. Cent ans après, avec du recul, aller explorer cette mémoire encore brûlante de l’art vivant et découvrir peu à peu une autre histoire. Celles des nouveautés enfouies, dissimulées dans les brumes de ce passé si éclatant de lumières et de libertés. Comme si ces noms attendaient dans les zones sombres de l’oubli qu’on les nomme à nouveau afin qu’ils puissent échapper au néant. L’oubli devenant ce purgatoire des grands artistes, des géants inconnus.

équilibre, vers 1933, huile sur toile, 92 x 65 cm.

équilibre, vers 1933, huile sur toile, 92 x 65 cm.

Montparnasse, nous le savons, fut le carrefour central et mondial de l’art moderne. Tous les pays réunis ici autour d’une seule langue : la peinture… des milliers de noms.

Il y avait le Montparnasse des « ismes » (cubisme, fauvisme, surréalisme, futurisme…) et celui plus inclassable de l’Art Vivant. Celui où la nouveauté ne se situe pas dans la recherche effrénée d’une formule, mais plutôt dans la quête d’être soi par la peinture. Celle-là même qui conduit à aller chercher dans les profondeurs intimes et secrètes une matière personnelle, cette pâte et ce trait qui en finalité peuvent faire écho en chacun. Ce n’est pas intellectuel, mais sensuel, instinctif, voire parfois spirituel.

Abside de Notre-Dame de Paris, huile sur toile, 92 x 72,5 cm.

Abside de Notre-Dame de Paris, huile sur toile, 92 x 72,5 cm.

De la chair à l’esprit, les traits du muscle. Les tendresses sculptées dans la matière.

D’âmes et d’épiderme.

Arpenter la vie comme on arpente le Boulevard Montparnasse, avec et par la peinture. Le trait imprévisible de l’existence humaine, sa trace permanente, le frisson d’être, une épaisseur posée, placée, ajustée, empâtée, écrasée sur la toile.

Alors, convoquer, inviter à se présenter à nous un nouveau nom. Celui-ci est difficilement prononçable. D’ailleurs, n’est-ce pas cela le domaine de la peinture, le domaine de l’imprononçable ?

La surface d’une toile ou d’une feuille de papier devenue le lieu de la rencontre avec le voir.

Kwiatkowska.

Femme de profil, aquarelle sur papier.

Femme de profil, aquarelle sur papier.

Sans doute sommes-nous au tout début d’une vraie découverte. Aujourd’hui, on sait si peu de choses sur sa vie, son enfance, son parcours de peintre, ses liens avec les artistes du Montparnasse.

Tout reste encore à découvrir. Son nom apparaît ici et là dans les expositions de l’époque. L’emblématique ouvrage d’André Warnod Les berceaux de la jeune peinture fait état d’une exposition collective importante en 1924 à la Closerie des Lilas avec Clergé, Le Scouëzec, Mané Katz, Mela Mutter et Kwiatkowska…

Elle faisait partie du groupe.

L’inauguration du Club International des Artistes, 23 av du Maine, Paris, le 16 octobre 1927. Au premier rang, Helena Kwiatkowska est la quatrième à partir de la droite, à côté d’elle, de droite à gauche, Stefan Kergur, Olga Boznańska et sa sœur Izabela Boznańska, Antoine Bourdelle, Frantz Jourdain, XX, Nina Alaksandrowicz, Maria Prochaska, Janusz Tłomakowski. Fonds d’archives de la Bibliothèque Polonaise de Paris.

L’inauguration du Club International des Artistes, 23 av du Maine, Paris, le 16 octobre 1927. Au premier rang, Helena Kwiatkowska est la quatrième à partir de la droite, à côté d’elle, de droite à gauche, Stefan Kergur, Olga Boznańska et sa sœur Izabela Boznańska, Antoine Bourdelle, Frantz Jourdain, XX, Nina Alaksandrowicz, Maria Prochaska, Janusz Tłomakowski. Fonds d’archives de la Bibliothèque Polonaise de Paris.

La vendangeuse, fusain sur papier.

La vendangeuse, fusain sur papier.

Lorsque Jean-François Thibault est venu à la galerie, il y a de cela quelques années, avec certaines photographies en noir et blanc des œuvres de Het Kwiatkowska provenant du fond Marc Vaux, le saisissement fut immédiat. Il y avait chez ce peintre un tempérament, une force véritable, nue. Par la suite il y eut la découverte des cartons remplis de dessins, d’encres et d’aquarelles et ce moment très émouvant où l’on découvre pour la première fois ces œuvres laissées dans l’ombre depuis des décennies. Des œuvres réalisées il y a près d’un siècle et qui apparaissaient aussi neuves que dessins d’une cartographie de terra incognita.

Nu rouge, sanguine sur papier.

Nu rouge, sanguine sur papier.

Dans ces cartons, des nus d’hommes et de femmes, quelques paysages à l’aquarelle, ces traits à la fois maîtrisés et fluides, tout en muscle et en volume. Des visages expressionnistes où se reflètent jusqu’à la précision la délicate discrétion des sentiments, des silhouettes tout en postures. A y déceler parfois une détermination aiguisée, cette force que rappelle le tableau d’Artemisia Gentileschi, « Judith tranchant la tête d’Holopherne ». L’homme est mis à mort d’un trait. On ne peut s’empêcher non plus de rapprocher son œuvre avec celle de sa compatriote polonaise Tamara de Lempicka, cette âme slave, la Pologne peut-être, entre passion et élégance.

Dame au chapeau, la parisienne, vers 1936, huile sur toile, 80 x 60,5 cm.

Dame au chapeau, la parisienne, vers 1936, huile sur toile, 80 x 60,5 cm.

Het Kwiatowska et Marcelle Challiol, un couple de femme, les « deux demoiselles » de l’atelier du 27 de la rue Delambre. La rue des grands ateliers de l’histoire. Quelques huiles de nus massifs maçonnés dans la matière, telles sculptées au couteau, des paysages de Provence si chère à l’artiste, la maison de Bramafam, et les natures mortes aux accents d’une méditerranée chantée.

Ces fameux légumes de la ratatouille. Ou encore ces canaux d’Amsterdam se reflétant dans des nords d’ocres

Une peinture solide, virile, d’où le mièvre est banni.

Het Kwiatkowska et Marcelle Challiol.

Het Kwiatkowska et Marcelle Challiol.

Tant de mystère reste encore sur cette œuvre, sur les éléments biographiques, sur la localisation des huiles. C’est un enthousiasme réel d’être à l’orée d’une telle redécouverte, certainement davantage d’informations viendront avec le temps et compléteront cette histoire. 

Ainsi la grande exposition de rentrée de la galerie Les Montparnos va-t-elle donner à voir une sélection de dessins et d’aquarelles choisie ainsi que des huiles fortes qui permettront aux visiteurs et amoureux de l’histoire de l’art du quartier de découvrir un nouveau nom de ce Montparnasse qui est le nôtre et celui de tous. Kwiatkowska. Une œuvre personnelle, libre et vraie, s’inscrivant pleinement dans la tenue de route de la galerie Les Montparnos qui est celle de l’Art Vivant.

Nu allongé, craie brune sur papier.

Nu allongé, craie brune sur papier.

Nous serons très heureux de vous accueillir et de vous présenter cette exposition lors du vernissage qui se déroulera le jeudi 25 octobre à partir de 18h30 et partager ainsi un beau moment en présence de Jean-François Thibault et de Marta Chrzanowska-Foltzer, historienne de l’art.

Jeune anglaise à la robe bleue, 1936, huile sur toile, 73 x 54 cm.

Jeune anglaise à la robe bleue, 1936, huile sur toile, 73 x 54 cm.

Exposition du jeudi 25 octobre au mardi 4 décembre 2018.

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